Du 18 au 20 juin, les autorités sanitaires mobilisent les parents pour protéger les enfants de moins de cinq ans contre une maladie incurable et invalidante.
Le vice-gouverneur de la province de la Tshopo, Didier Lomoyo Iteku, a officiellement lancé, mercredi 17 juin 2026 à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo, la campagne de vaccination contre la poliomyélite, une maladie virale grave qui continue de menacer la santé des enfants malgré les progrès enregistrés dans sa lutte à travers le monde.
Lors de son allocution, l’autorité provinciale a rappelé que la poliomyélite demeure une affection hautement invalidante et potentiellement mortelle, pour laquelle aucun traitement curatif n’existe à ce jour.
Didier Lomoyo Iteku a indiqué que la vaccination reste l’unique moyen efficace de prévenir cette maladie et ses lourdes conséquences. Il a également déploré la persistance de certains cas liés au non-respect du calendrier vaccinal par certains parents ou tuteurs. Il a ainsi exhorté les familles à faire vacciner leurs enfants afin de renforcer l’immunité collective et de protéger la communauté contre toute résurgence de la maladie.
Cette campagne de vaccination se déroule du 18 au 20 juin 2026 dans les 23 zones de santé de la province de la Tshopo. Elle cible tous les enfants âgés de 0 à 59 mois.
Le vice-gouverneur a, par ailleurs, invité les équipes déployées sur le terrain à accomplir leur mission avec professionnalisme, dévouement et patriotisme afin qu’aucun enfant concerné ne soit laissé de côté.
La cérémonie de lancement a réuni plusieurs autorités politico-administratives et sanitaires, notamment le ministre provincial de la Santé, Simon Bokongo, les bourgmestres des différentes communes, dont celui de la commune de la Tshopo, Lohuo Antoine, ainsi que le médecin-chef de zone de la Tshopo, le Dr Lolo Ofoili.
Une maladie aux conséquences irréversibles
Bien que devenue rare dans de nombreux pays grâce à la vaccination, la poliomyélite continue de provoquer des handicaps permanents chez des milliers de personnes à travers le monde. Le virus attaque le système nerveux et peut entraîner une paralysie irréversible des jambes, des bras ou des muscles respiratoires.
De nombreuses personnes ayant contracté la maladie dans leur enfance vivent aujourd’hui avec des séquelles physiques importantes, nécessitant parfois l’usage de béquilles, d’orthèses ou de fauteuils roulants. Ces limitations peuvent affecter la scolarisation, l’accès à l’emploi, l’autonomie et l’intégration sociale des personnes concernées.
Face à cette réalité, les autorités sanitaires rappellent que chaque enfant vacciné représente une vie protégée et une avancée supplémentaire vers l’éradication définitive de la poliomyélite.
Parents, faites vacciner vos enfants !
Vacciner, c’est aimer.
Vacciner, c’est protéger.
Vacciner, c’est sauver une vie.
Philippe Dephill Lipo



