Depuis un certain temps, la Voix des Sans-Voix pour les droits de l’homme (VSV) organise, en collaboration avec les Comités locaux des droits de l’homme (CLDH) des communes de Bumbu et de Makala, des campagnes de sensibilisation de proximité afin d’instruire la population sur la maîtrise de ses droits, sur les moyens de se défendre en cas de violation et sur l’importance de l’éveil des consciences face à l’insécurité.
C’est notamment pour cette raison que le Comité local des droits de l’homme (CLDH) de la commune de Makala a poursuivi, ce jeudi 18 juin 2026, dans la salle DGT située sur l’avenue Nkosi n° 3/C, au quartier Mabulu II, sa campagne de sensibilisation des masses aux droits de l’homme.
L’activité s’est déroulée en présence d’une centaine de personnes venues des différents coins du quartier.

Le facilitateur de cette campagne de sensibilisation, M. Eliezer Dikana, a introduit son exposé par les différents droits inhérents à chaque individu, notamment :
- le droit à la vie (droit fondamental et inaliénable qui garantit la protection et la préservation de la vie pour tous) ;
- le droit à la santé : accès aux soins de santé sans discrimination (gratuité de l’accouchement, vaccination, mise à disposition des produits pharmaceutiques pour tous, etc.) ;
- le droit à l’eau potable : mise à disposition de l’eau potable pour la population, facilitation de son accessibilité et garantie de sa qualité ;
- le droit à l’énergie électrique, garanti par l’article 48 de la Constitution ;
- le droit à un logement décent : veiller au confort, à la dignité, à la sécurité et à la salubrité du milieu de résidence ;
- le droit au travail : chacun doit avoir accès à un emploi rémunérateur sans discrimination ;
- le droit à la présomption d’innocence : toute personne poursuivie pour une infraction est réputée innocente tant que sa culpabilité n’a pas été légalement et définitivement établie par un tribunal.
À l’issue des explications fournies et détaillées, un échange fructueux s’est instauré entre l’intervenant et l’assistance.
En effet, plusieurs questions ont été posées sur ces différents droits, preuve que la matière a été bien assimilée.
Peu avant la clôture de l’activité, M. Joseph Bilombi, coordonnateur du CLDH/Makala, est revenu sur le droit de vivre dans un environnement sain. À ce sujet, il a informé l’assistance que l’Hôtel de Ville de Kinshasa a mis à la disposition de chaque commune un camion-benne afin d’aider à l’évacuation des immondices, lesquelles doivent être ensachées avant leur enlèvement.
Outre ce véhicule, il a évoqué l’existence d’autres engins acquis grâce au concours de certaines structures, avec le financement de l’Union européenne, dans le cadre de la lutte pour l’assainissement du milieu.
S’agissant de cette campagne, il a reconnu plusieurs avancées significatives obtenues depuis 2024, notamment dans la connaissance et la maîtrise des droits par la population, malgré quelques difficultés d’ordre culturel qui restent à surmonter.
À l’issue de l’activité, quelques participants ont souhaité voir certaines autorités communales associées à ce genre d’initiatives afin qu’elles puissent faire preuve de plus de rigueur à l’égard de ceux qui enfreignent les lois, notamment certains policiers qui commettent de nombreux abus à travers des interpellations et des arrestations arbitraires.

À savoir
Ces campagnes visent à sensibiliser la population à ses droits légitimes. Elles insistent également sur le fait que la sécurité est l’affaire de tous et que les droits de l’homme sont inhérents à chaque citoyen, dans la perspective de trouver des solutions favorisant le développement du pays.
Pour mener à bien ces campagnes, la VSV bénéficie du soutien de l’ambassade de Suède à travers l’ONG Diakonia, qui appuie les initiatives de promotion des droits de l’homme.
Ces actions mettent l’accent sur la sensibilisation des masses, l’autonomisation des citoyens face aux violations de leurs droits et le renforcement des structures étatiques.
José Wakadila



