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Les travaux de la retraite stratégique du Groupe consultatif des femmes pour la réforme du secteur de la sécurité (GCFRSS) ont été officiellement lancés ce mercredi 17 juin 2026 au Pullman Grand Hôtel de Kinshasa. Organisée avec l’appui technique, logistique et financier de la division ROLSID/SSR de la MONUSCO, cette rencontre se déroule du 17 au 19 juin autour du thème : « De la participation à l’influence ».

Cette retraite s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de l’agenda Femmes, Paix et Sécurité en République démocratique du Congo. Elle a pour objectif de renforcer l’influence des femmes dans les processus décisionnels liés à la sécurité et d’accroître leur contribution aux réformes du secteur de la sécurité.

Le Groupe consultatif des femmes pour la RSS constitue un mécanisme stratégique de concertation reliant les actrices de terrain, les institutions nationales de sécurité et les partenaires internationaux. Il a notamment pour mission de produire des analyses, de formuler des recommandations et d’accompagner les processus de réforme en vue de promouvoir une gouvernance sécuritaire inclusive et efficace.

Durant trois jours, entre 50 et 75 participantes issues du Groupe consultatif, de la société civile, d’organisations spécialisées dans les domaines de la gouvernance et de la sécurité, ainsi que d’initiatives locales de médiation et de sécurité, échangeront sur les stratégies permettant de renforcer leur contribution aux réformes du secteur.

Prenant la parole sur le rôle des femmes dans la réforme du secteur de la sécurité, Me Irène Esambo Diata a souligné la nécessité pour les femmes de s’affirmer comme des actrices du changement plutôt que comme de simples bénéficiaires des réformes.

« La femme doit intervenir en amont comme en aval. Elle doit mener des recherches, participer à la conception et à la définition des politiques, intégrer les équipes de réforme, contribuer aux formations et aux activités de sensibilisation, mais également assurer le suivi et l’évaluation des actions entreprises », a-t-elle déclaré.

Selon la ministre déléguée en charge des Personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables, il est essentiel que les femmes renforcent leurs compétences et leur accès à l’information afin d’accroître leur représentation au sein des institutions et structures sécuritaires du pays.

Elle a également encouragé les femmes à accéder à des fonctions décisionnelles, tant au niveau stratégique qu’opérationnel, afin de contribuer de manière significative à l’élaboration et à la mise en œuvre de politiques sécuritaires inclusives, efficaces et responsables.

« Évitons de nous limiter à un rôle d’accompagnement. Il est important de prendre pleinement part à l’action pour contribuer à l’amélioration des conditions de vie de la population », a conclu Me Irène Esambo Diata.

Cette retraite stratégique constitue ainsi une étape majeure dans la promotion du leadership féminin et le renforcement de l’influence des femmes au sein des réformes du secteur de la sécurité en République démocratique du Congo.

(Avec Celcom Min-PVH-APV)

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