En vue de palper du doigt la réalité sur le terrain et d’établir un état des lieux concret de la situation, la ministre des Affaires sociales, Ève Bazaiba, est arrivée à Bunia ce jeudi 18 juin 2026. Accompagnée d’une équipe restreinte, elle a visité plusieurs sites ciblés.
De l’INPP, où elle a rencontré des apprenants en formation professionnelle, en passant par l’hôpital CME, jusqu’à la zone de santé de Rwampara, épicentre de l’épidémie à virus Ebola, la ministre des Affaires sociales a voulu joindre l’utile à l’agréable. Cette mission lui a permis d’avoir un aperçu général aussi bien des formations professionnelles dispensées à l’INPP que de l’évolution de la maladie à virus Ebola, qui continue de faire des ravages.
« J’étais venue palper du doigt la réalité. Je ne dirai pas que je suis traumatisée, mais je suis plutôt affectée par les statistiques relatives aux personnes décédées, aux cas confirmés et aux contacts. Derrière ces chiffres, ce sont des vies humaines ; et lorsqu’une seule vie est perdue, c’est toute une famille qui est déstabilisée », a déclaré la ministre des Affaires sociales.
Poursuivant son discours, la patronne des Affaires sociales s’est dite profondément affectée par le décès de plusieurs membres du personnel soignant ainsi que de certains hommes de Dieu qui tenaient à prier pour des malades atteints de l’épidémie à virus Ebola.
Face à la gravité de la situation, Ève Bazaiba affirme comprendre clairement, en tant que membre du gouvernement, les raisons pour lesquelles le chef de l’État a instruit que la situation humanitaire prévalant sur toute l’étendue du territoire national soit présentée à chaque réunion du Conseil des ministres.
Cependant, ajoute-t-elle, cette situation humanitaire, qui découle non seulement des conflits armés provoquant le déplacement des populations, mais aussi des épidémies comme celle actuellement en cours, sans oublier les aléas climatiques, les inondations et autres catastrophes, appelle une réponse urgente.
Il est important de signaler que cette visite de la ministre des Affaires sociales intervient dans un contexte marqué par une épidémie à virus Ebola qui, selon MSF, demeure difficile à maîtriser au regard des statistiques enregistrées et des constats dressés par plusieurs partenaires du secteur.
Patrick Ndibu Van



