L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a procédé, jeudi 18 juin 2026, à la remise officielle de matériel et d’équipements au responsable du Laboratoire vétérinaire central de Kinshasa (LVCK), en vue de renforcer les capacités de détection précoce, de confirmation des cas et de gestion des risques.
Cette remise officielle de matériel et d’équipements au Laboratoire vétérinaire central de Kinshasa intervient dans le contexte particulier de la réponse en cours à la 17e épidémie de maladie à virus Ebola, déclarée dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du projet « SOPRAP » (essentiellement axé sur la surveillance, le système des laboratoires et le renforcement des ressources humaines), qui bénéficie du financement du Pandemic Fund.
En effet, la mise à disposition de ce premier lot de matériel et d’équipements au Laboratoire vétérinaire central de Kinshasa renforcera directement les capacités de détection précoce, de confirmation des cas et de gestion des risques sanitaires.
Ces équipements contribueront à la lutte contre l’épidémie en cours, mais aussi contre d’autres menaces zoonotiques dans le secteur de la santé animale.
Un appui estimé à 83 207,50 dollars américains
De ce fait, il est important de souligner que ce don est constitué d’un thermocycleur en temps réel de pointe, d’un réfrigérateur destiné à la conservation des échantillons, d’un lot de réactifs et de consommables de laboratoire, ainsi que de matériel de prélèvement et de transport des échantillons et d’équipements de protection individuelle.
Cet appui stratégique représente une valeur de 83 207,50 dollars américains.
À cette occasion, le Dr Constant Sibitali, directeur de service au Laboratoire vétérinaire central de Kinshasa, a laissé entendre que la réception de ces matériels et équipements de laboratoire constitue une étape importante dans le processus de modernisation du Laboratoire vétérinaire central de Kinshasa.

Il a également, au nom de l’ensemble du personnel du Laboratoire vétérinaire central de Kinshasa, exprimé sa sincère reconnaissance à la FAO pour son accompagnement constant, ainsi qu’au ministère de la Pêche et de l’Élevage pour son engagement en faveur du développement du secteur vétérinaire.
L’approche « One Health »
Prenant la parole, le représentant adjoint de la FAO en RDC, Ibrahim Abdoul Nasser, a rappelé que la République démocratique du Congo fait face à une situation sanitaire préoccupante, marquée par la récurrence d’épidémies et d’urgences de santé publique. À ce sujet, les services de santé animale doivent relever de grands défis.
« L’insuffisance des activités de préparation aux urgences zoosanitaires limite la détection précoce et freine la riposte. Il est indispensable de renforcer nos capacités pour protéger nos populations et répondre efficacement aux menaces sanitaires », a fait savoir M. Ibrahim Abdoul Nasser.
Il a par ailleurs précisé que c’est dans ce contexte que la FAO accompagne le gouvernement de la RDC dans le renforcement du système national de santé animale, selon l’approche « One Health ».
Et de poursuivre : « Nous avons la conviction que ces matériels et équipements seront gérés à bon escient afin qu’ils servent les intérêts du Laboratoire vétérinaire central de Kinshasa et, surtout, qu’ils produisent des résultats ayant un impact sur les premiers bénéficiaires que sont les populations congolaises. »
Prenant la parole au nom du secrétaire général à la Pêche, empêché, M. Nestor Mwezezo Samitamba, directeur administratif au Secrétariat général de la Pêche, a saisi l’occasion pour demander au directeur du Laboratoire vétérinaire central de Kinshasa et à toute son équipe d’utiliser le matériel reçu à bon escient et de l’entretenir avec la plus grande rigueur afin de pérenniser ces précieux investissements.
« Autant que vous le savez comme moi, la performance d’un laboratoire repose sur des piliers indissociables, à savoir l’expertise de ses équipes et la qualité de ses outils de travail. Le Laboratoire vétérinaire central de Kinshasa regorge de compétences scientifiques exceptionnelles », a-t-il déclaré.
Et d’ajouter : « C’est pourquoi nous saluons à juste titre la volonté exprimée par notre partenaire traditionnel, la FAO, qui nous accompagne depuis plus d’une décennie dans le renforcement du système national de santé animale selon l’approche “One Health”. »
José Wakadila et Science Nkikobo



