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Une motion de défiance visant la ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) a déjà recueilli 89 signatures, à l’initiative du député national André Mushongo. Son dépôt à l’Assemblée nationale est annoncé pour jeudi.

Cette démarche parlementaire fait suite aux préoccupations soulevées autour de la gestion de plusieurs quotités prélevées auprès des établissements d’enseignement supérieur et universitaire. Les députés initiateurs de la motion dénoncent notamment des irrégularités présumées dans la répartition et l’affectation de ces fonds.

Parmi les principaux griefs figure la gestion de la quotité destinée à la numérisation. Selon les éléments avancés par les initiateurs, le compte bancaire concerné serait géré par la fille de la ministre, présentée comme chargée d’études au sein de son cabinet.

Les élus mettent également en cause le non-reversement de certaines quotités destinées au secrétariat général, aux trois conseils d’administration, à l’Intendance générale ainsi qu’à d’autres services du ministère.

Autre point de contestation : le blocage des assignataires budgétaires, qui serait lié à la quotité du Fonds de promotion de l’éducation et de la formation (FPEF), acquittée par les établissements. Les députés critiquent par ailleurs la multiplication des prélèvements destinés au fonctionnement du cabinet ministériel.

La création d’un compte bancaire unique regroupant l’ensemble de ces quotités figure également parmi les décisions contestées par les initiateurs de la motion.

Le dépôt annoncé de cette initiative devrait permettre d’ouvrir le débat au sein de la représentation nationale. Les accusations formulées par les députés restent toutefois à examiner dans le cadre de la procédure parlementaire, tandis que les éléments présentés devront être établis.

La rédaction

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