Longtemps présentée comme une ville étouffée par l’insalubrité, les dépôts anarchiques de déchets et le désordre urbain, la capitale congolaise offre aujourd’hui, par endroits, un visage en pleine transformation, a constaté un reporter du journal La Référence Plus au cours de ses reportages sur l’action menée par les Bâtisseurs du Congo.
À l’en croire, sur plusieurs grandes artères, les équipes de la Task Force, sous la supervision du général Jean-Pierre Kasongo Kabwik, s’activent quotidiennement : peinture des bordures de chaussée, évacuation des immondices, entretien des espaces publics et rétablissement de l’ordre dans les emprises routières.
Le spectacle est saisissant, affirme notre source. En effet, là où dominaient autrefois les tas d’ordures, les caniveaux obstrués et les trottoirs envahis, apparaissent progressivement des avenues plus propres, des bordures fraîchement repeintes et des espaces publics mieux entretenus. Les habitants croisent désormais des agents déterminés à redonner à Kinshasa le prestige d’une grande capitale africaine.
« Les Bâtisseurs accomplissent un travail remarquable à Kinshasa. Quand une bonne action est réalisée, il faut savoir la reconnaître », confie ce reporter du journal La Référence Plus, témoin de cette métamorphose progressive.
Un bémol. Selon notre confrère, cette dynamique se heurte encore à une réalité préoccupante : l’incivisme environnemental des citoyens. Malgré les efforts déployés par les autorités, il n’est pas rare de voir des déchets jetés sur la voie publique quelques heures seulement après le passage des équipes de nettoyage. D’autres continuent d’occuper illégalement les espaces publics ou d’obstruer les caniveaux, compromettant ainsi les résultats obtenus.
Cette résistance aux bonnes pratiques démontre que la propreté d’une ville ne dépend pas uniquement des pouvoirs publics. Elle exige également un profond changement de mentalité et une prise de conscience collective. Une capitale ne peut demeurer propre si une partie de ses habitants refuse d’adopter les gestes élémentaires de civisme.
Face à ces comportements, les autorités provinciales affichent une détermination sans faille. Portées par la vision du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, elles poursuivent leurs opérations de salubrité et d’embellissement avec l’ambition de faire de Kinshasa une ville plus moderne, plus accueillante et mieux organisée.
Les responsables de la Task Force le rappellent à travers leurs actions : leur mission ne se limite pas à un simple « coup de balai ». Ils veulent aussi embellir la capitale, restaurer son image et réconcilier les Kinois avec leur environnement.
La renaissance de Kinshasa est donc engagée. Elle demandera du temps, de la persévérance et, surtout, l’implication de chaque citoyen. Car une ville propre ne se construit pas uniquement avec des engins et des équipes de nettoyage ; elle se bâtit également grâce à la responsabilité de celles et ceux qui l’habitent.
Le défi est désormais collectif : préserver les efforts accomplis aujourd’hui afin que Kinshasa retrouve durablement la grandeur à laquelle aspirent ses habitants.
Philippe Dephill Lipo



