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A travers le projet d’appui à la formation professionnelle pour l’autonomisation et l’insertion économique des personnes vivant avec handicap (PVH) à Kinshasa et au Kongo-central, financé par l’Ambassade du Canada à travers le Fonds canadien d’initiatives locales, la Fédération nationale des associations des personnes handicapées du Congo (FENAPHACO Handicap CONGO) a poursuivi jeudi 18 septembre 2026 au Centre Caritas de Limete 13ème rue, sa série des formations sur la fabrication des nettoyants et des désinfectants.Selon le Coordonnateur national de la FENAHACO, Me Patrick Pindu-di-Lusanga, l’objectif poursuivi à travers ces différentes formations, consiste d’amener les personnes vivant avec handicap à pouvoir faire quelque chose dans la vie, pour leur autonomisation et leur insertion socio-éconmique.

« A l’issue de cette série des formations, les personnes vivant avec handicap bénéficieront d’un petit fonds qui pourra leur permettre d’exercer soit une activité agricole, d’élevage ou encore de fabrication des nettoyants, des bactéroles, des savons liquides ou encore des désinfectants. A travers ces activités, ces dernières pourront se prendre en charge en luttant contre la mendicité et s’insérer de manière autonome pour être utile dans la société », a expliqué Me Pindu.

Il a saisi l’occasion pour inviter d’autres services des différentes ambassades accréditées à Kinshasa, les Ong internationales et les Agences du système des Nations Unies, d’appuyer la FENAPHACO afin que ce projet d’appui à la formation professionnelle pour l’autonomisation et l’insertion économique des personnes vivant avec handicap, puisse s’étendre dans plusieurs autres provinces de la République démocratique du Congo, en faveur des PVH.

De leur côté, les PVH bénéficiaires de cette série de formation se sont dits très satisfaits, pour la simple raison que cela leur permettra d’être désormais des créateurs d’emplois et non des demandeurs d’emplois.

Les PVH favorables au dialogue

Me Pindu a profité de la tribune qui lui a été offerte pour émettre l’avis des personnes vivant avec handicap en rapport avec le dialogue inclusif convoqué par le président de la république, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. A l’en croire, la Fédération nationale des associations des personnes handicapées du Congo s’est réjouie de cette initiative pour avoir mené depuis l’année 2024, plusieurs plaidoyer et actions en faveur de l’organisation d’un dialogue national inclusif, en vue de rechercher des solutions idoines susceptibles de mettre fin à la guerre injuste dont est victime la RDC dans sa partie Est.

« Nous sommes donc tout à fait d’accord pour l’organisation d’un dialogue national inclusif, parce que cela était déjà notre souhait depuis plusieurs années », a expliqué Me Pindu, tout en plaidant pour la présence d’une personne vivant avec handicap au sein du comité préparatoire dudit dialogue.Pour Me Pindu, cette personne travaillera en faveur des intérêts de ses pairs vivant avec handicap. Pour cela, elle doit être celle qui maîtrise les contours sécuritaires, politiques et humanitaires au niveau du pays, par rapport aux enjeux du moment.

« Il est également important que dans la composition des membres devant prendre part à ce dialogue, qu’il y ait au moins cinq pour cent de représentativité des personnes vivant avec handicap, tel qu’exigé dans la Loi Organique portant promotion et protection des droits des personnes vivant handicap et le Décret du Premier ministre portant sur la représentativité des personnes vivant avec handicap dans les institutions de la république et dans les assises importantes organisées en RDC », a plaidé Me Pindu, avant d’émettre le vœu de voir ce dialogue être réellement inclusif.

« Que tout le monde soit représenté et que personne ne soit mis de côté. Pour cela, il est souhaitable d’impliquer tous les groupes marginalisés, notamment le peuple autochtone pygmée, les personnes atteintes d’albinisme, les femmes et les jeunes, afin que chaque composante puisse amener son cahier des charges, pour que demain, la paix puisse revenir sur toute l’étendue du territoire national », a encore dit Me Pindu, avant d’insister sur la représentativité des personnes vivant avec handicap, qui paient le prix et subissent les atrocités par rapport à la guerre dans l’Est de la RDC.

José Wakadila

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