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La Direction générale de la dette publique (DGDP) a célébré ses 50 ans, mercredi 16 septembre à Kinshasa. Une occasion pour le Gouvernement de dresser le bilan de cinq décennies de gestion de l’endettement public, tout en affichant ses ambitions pour une administration de la dette davantage adaptée aux exigences des marchés financiers.

Présidée par le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, la cérémonie s’est tenue autour du thème : « DGDP, 50 ans de gestion de la dette publique : bilan, défis et perspectives ». Plusieurs membres du Gouvernement ainsi que le représentant résident du Fonds monétaire international (FMI) ont pris part à cette commémoration.

Dans son intervention, Doudou Fwamba a insisté sur le rôle stratégique joué par la DGDP dans la préservation de la souveraineté financière de l’État. Il a notamment rappelé sa contribution au processus ayant permis à la RDC d’atteindre le point d’achèvement de l’Initiative PPTE, débouchant sur un allègement de dette évalué à 12,3 milliards de dollars américains. Le ministre a, à cette occasion, rendu hommage à Adolphe Muzito, qui dirigeait alors le Gouvernement.

Cap sur la réforme

Au-delà du bilan historique, le Gouvernement entend désormais accélérer la modernisation de la gestion de la dette. S’appuyant sur le décret n°25/11 du 29 avril 2025, le ministre des Finances a annoncé la mise en place prochaine d’un comité chargé d’opérationnaliser le nouveau cadre organique de la DGDP.

Cette réforme doit notamment permettre à l’administration de renforcer ses capacités de projection et d’analyse des risques, d’améliorer ses échanges avec les agences de notation et de diversifier les sources de financement de l’État. La finance verte figure également parmi les nouveaux leviers envisagés.

Autre priorité : renforcer les compétences des cadres de la DGDP dans les métiers liés aux marchés financiers internationaux. Doudou Fwamba a également rappelé la première émission obligataire internationale de la RDC, réalisée à un taux inférieur à 10 %, présentée comme une étape importante dans l’ouverture du pays aux marchés internationaux.

Selon les données avancées lors de la cérémonie, le ratio dette/PIB de la RDC reste inférieur à 20 %, tandis que la dette publique demeure majoritairement concessionnelle. Pour le Gouvernement, ces indicateurs doivent servir de base à une politique d’endettement davantage maîtrisée, prévisible et orientée vers le financement du développement.

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