Le gouverneur de la province de l’Équateur, M. Bobo Boloko Bolumbu, a procédé, samedi 12 septembre 2026, à l’ouverture de la 10e session du Comité de pilotage du projet PIRRED/Équateur (Programme intégré REDD+ de la province de l’Équateur). Dans son mot de circonstance, il a rendu un vibrant hommage au président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, pour sa vision éclairée et ses efforts constants en faveur de la préservation du patrimoine naturel de la RDC, particulièrement de ses écosystèmes forestiers et de ses tourbières.
Cette vision, dit-il, s’inscrit dans les engagements pris par la RDC dans le cadre de l’Initiative pour les forêts d’Afrique centrale (CAFI), en vue de contribuer significativement à la lutte contre les changements climatiques.
« Si la RDC est aujourd’hui considérée comme pays-solution face aux problèmes climatiques mondiaux, nous affirmons avec fierté que la province de l’Équateur constitue véritablement la capitale écologique, au regard de l’immensité de ses forêts, de la richesse de ses écosystèmes et du rôle déterminant qu’elle joue dans la régulation du climat à l’échelle planétaire », a-t-il fait savoir.

Engouement des populations grâce aux résultats probants
Aussi a-t-il saisi l’occasion pour adresser ses sincères reconnaissances au gouvernement de la République, à travers le Secrétariat exécutif du FONARRED (Fonds national REDD), et particulièrement à CAFI ainsi qu’aux ambassades du Royaume de Suède et de Norvège en RDC, pour leur engagement significatif en termes de financement au profit du projet PIRRED/Équateur.
Il n’a pas omis de saluer l’accompagnement technique de la FAO et du WWF, qui contribuent à la mise en œuvre des activités visant à préserver les écosystèmes forestiers du bassin du Congo, tout en améliorant les conditions socio-économiques des communautés vivant dans ces zones forestières.
À ce jour, affirme-t-il, les résultats obtenus grâce à ces différents appuis sont probants et témoignent de l’impact réel du projet sur les communautés bénéficiaires, dont certaines ont eu l’occasion de manifester directement leur satisfaction.
« Nous enregistrons aujourd’hui un engouement sans précédent de la part de nombreuses communautés qui, lors de la phase précédente du projet, n’avaient pas adhéré ou n’avaient pas suffisamment compris les opportunités offertes par ledit projet », a-t-il indiqué.

Convaincues des résultats obtenus par les communautés déjà accompagnées, les populations non bénéficiaires sollicitent désormais leur intégration au projet PIRRED, afin de pouvoir bénéficier, elles aussi, des mêmes opportunités et améliorer durablement leurs conditions de vie.
Il s’observe également l’émergence de nouveaux producteurs d’huile de palme et de manioc, ainsi que de nouvelles variétés culturales améliorées. Après avoir pris conscience des opportunités offertes par le projet, ceux-ci sollicitent également leur intégration afin de pouvoir bénéficier des mêmes avantages que les autres, tirer profit de ces acquis et contribuer à un avenir meilleur pour les populations de l’Équateur.
Ces résultats, poursuit le gouverneur Bobo Boloko, constituent une preuve éloquente de la pertinence des interventions du projet et de leur capacité à concilier la protection des forêts, le développement économique local et l’amélioration des moyens de subsistance des populations.
Plaidoyer pour l’extension du projet
En guise de plaidoyer, le gouverneur Bobo Boloko a demandé à CAFI, au FONARRED, à l’ambassade de Suède et à celle de Norvège la poursuite de l’extension du projet PIRRED, afin que ses interventions puissent couvrir une plus grande partie de la province de l’Équateur, laquelle compte sept (7) territoires, vingt et un (21) secteurs et une chefferie, ainsi que la ville de Mbandaka, composée de deux (2) communes et de vingt (20) quartiers, dont plusieurs sont urbano-ruraux.
« L’extension du projet permettrait de toucher davantage de communautés et de renforcer les acquis déjà enregistrés », a précisé le numéro un de l’Équateur, avant d’assurer que les efforts consentis en faveur des populations de sa province ne seront pas vains, car les communautés bénéficiaires en sont reconnaissantes et sauront, à leur tour, contribuer à la préservation des ressources naturelles.

Aux différents bailleurs du projet PIRRED/Équateur, le gouverneur Bobo Boloko a réitéré son engagement, dans le cadre de ses prérogatives, à accompagner les activités du projet PIRRED/Équateur et à faciliter leur mise en œuvre sur le terrain, en étroite collaboration avec la FAO et le WWF, tout en saluant leurs capacités techniques et opérationnelles à travers les résultats obtenus.
Il a également souligné la qualité de la collaboration avec le gouvernement provincial de l’Équateur, notamment à travers le renforcement des capacités des acteurs institutionnels, la redynamisation des comités locaux de développement (CLD) et la mise en place des Conseils provinciaux des forêts, de l’Agriculture et de l’Aménagement du territoire.
« À cela s’ajoutent des réalisations concrètes, notamment la réhabilitation des routes de desserte agricole et la construction de plus de cinquante (50) dalots dans les territoires de Bikoro et d’Ingende, ainsi que l’aménagement de plusieurs étangs piscicoles, particulièrement dans le secteur de Bokatola », a renseigné le gouverneur Bobo Boloko, avant d’exhorter les populations de l’Équateur à veiller à la gestion durable, rationnelle et responsable des ressources forestières de la province.
« Ayant résolument opté pour une économie verte, la province de l’Équateur entend valoriser ses ressources naturelles de manière responsable, afin de soutenir son développement économique et social.
Dans cette perspective, les tourbières constituent un patrimoine naturel d’une importance stratégique. Leur préservation et leur valorisation responsable peuvent contribuer à la mobilisation des ressources nécessaires au développement de notre province », a encore dit le gouverneur Bobo Boloko, avant d’évoquer la signature de plusieurs arrêtés provinciaux portant attribution des concessions forestières des communautés locales (CFCL), lesquelles pourront permettre à celles-ci de tirer les avantages des mécanismes liés au marché du carbone, dans le respect des dispositions applicables.
Demande d’assouplissement des procédures de décaissement des fonds
Il a également rappelé avoir sollicité, lors de la 8e édition du COPIL, l’insertion au PTBA (Plan de travail et budget annuel) d’une ligne budgétaire destinée à accélérer les activités relatives à la Déclaration interprovinciale sur les tourbières, en faveur de six provinces, à savoir : l’Équateur, la Tshopo, la Tshuapa, la Mongala, le Sud-Ubangi et le Maï-Ndombe.
Il dit avoir aussi informé, à travers son allocution lors de la Conférence des gouverneurs tenue dans la province du Kwilu, devant le chef de l’État Félix Tshisekedi, de son initiative d’organiser cette importante activité dans la province de l’Équateur.
« Cependant, force est de constater que la mise en œuvre de cette initiative est confrontée à certaines contraintes procédurales. C’est pourquoi, je sollicite du FONARRED un assouplissement des procédures relatives au décaissement des fonds, de manière à faciliter la mise en œuvre de ces activités, dans le délai prévu, conformément au calendrier de travail approuvé », a-t-il plaidé, tout en souhaitant que cette demande puisse recevoir une suite favorable, afin que cette activité de grande portée soit réalisée avant la fin de l’année en cours.

Il a enfin invité toutes les parties prenantes à privilégier, au cours du 10e COPIL, le dialogue, la concertation, la recherche de solutions et l’intérêt des communautés bénéficiaires.
Soulignons que la délégation devait effectuer un déplacement dans le territoire d’Ingende, secteur de Bokatola, afin d’assister à la remise, par la FAO, des intrants destinés aux activités de pisciculture. Une activité pour laquelle la province de l’Équateur devait apporter un complément en intrants agricoles ainsi qu’un appui logistique pour le transport de tout le matériel de Mbandaka vers Ingende/Bokatola.
Outre les autorités politico-administratives locales, cette activité a connu la présence de Mme la représentante de la Coopération du Royaume de Suède en RDC, du délégué du représentant de la Coopération de l’ambassade de Norvège en RDC, du délégué du représentant du WWF en RDC et du représentant du directeur-pays de la FAO en RDC.
José Wakadila



