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Intervenant au cour d’un atelier organisé au Collège des Hautes Études de Stratégie et de Défense (CHESD) autour du thème « Le discours du Chef de l’État : lecture analytique des cinq piliers et déclinaison opérationnelle des cinq priorités », le professeur Jacques Djoli Eseng’Ekeli, en sa qualité d’universitaire et d’homme politique, a apporté son éclairage sur les orientations contenues dans le discours du Chef de l’État.

À travers une lecture scientifique et stratégique, le professeur Djoli a souligné l’importance de ce discours dans la définition des nouvelles perspectives de sécurité et de défense de la République démocratique du Congo.

Selon cette analyse, le discours marque une évolution de la conception traditionnelle de la défense, désormais appelée à intégrer les nouvelles dimensions de la conflictualité contemporaine. La cybersécurité, la guerre informationnelle, la maîtrise des données, les corridors logistiques ainsi que les minerais stratégiques apparaissent comme autant d’enjeux liés à la souveraineté nationale.

De la souveraineté territoriale à la souveraineté cognitive

L’analyse met également en avant le concept de souveraineté cognitive, présenté comme un préalable à l’affirmation de la souveraineté nationale. L’autonomie dans la production des connaissances, des concepts et des stratégies constitue ainsi un élément essentiel de la capacité de l’État à maîtriser son environnement sécuritaire et stratégique.

Autre axe majeur : le nexus entre paix et défense. L’approche développée au cours de cet atelier souligne que la diplomatie et les capacités de défense doivent évoluer de manière complémentaire afin de renforcer la capacité de l’État à défendre ses intérêts et à consolider la paix.

Le CHESD appelé à renforcer son rôle stratégique

Dans cette perspective, la période 2026-2036 ouvre, pour le CHESD, une nouvelle étape de son développement. L’institution est appelée à renforcer sa vocation de centre d’expertise, de réflexion stratégique et d’aide à la décision publique.

Cinq orientations structurantes sont ainsi mises en avant : l’autonomie logicielle, l’ingénierie de l’anticipation, la cyber-résilience, la diplomatie de puissance, notamment dans le contexte de l’engagement international de la RDC, ainsi que la promotion des valeurs républicaines.

Pour le professeur Jacques Djoli, l’enjeu consiste désormais à passer de l’analyse à l’action, en transformant les orientations stratégiques en réponses concrètes, mesurables et adaptées aux défis auxquels l’État est confronté.

Une approche fondée sur l’anticipation

Au terme de cette réflexion, une idée centrale se dégage : la capacité d’un État à anticiper les mutations sécuritaires, technologiques et géopolitiques constitue un facteur déterminant de son efficacité stratégique.

Pour le CHESD, cette dynamique implique de renforcer la recherche, l’anticipation et la production d’analyses susceptibles d’éclairer la décision publique et de contribuer à la modernisation de l’appareil de défense et de sécurité.

Cellule de Communication

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