Après plusieurs semaines de restrictions liées à la résurgence de la maladie à virus Ebola en Ituri, le gouvernement congolais a autorisé la reprise des activités aériennes à Bunia. La décision, annoncée lundi par le ministère des Transports, intervient à la suite d’une amélioration de la situation épidémiologique constatée par les autorités sanitaires.
L’aéroport de Bunia est de nouveau opérationnel. Dans un communiqué officiel rendu public le 1er juin, le ministère des Transports, Voies de Communication et Désenclavement a annoncé la réouverture immédiate de la principale plateforme aéroportuaire de l’Ituri, fermée dans le cadre des mesures de prévention contre la propagation du virus Ebola.
Selon le ministère, cette décision fait suite aux évaluations sanitaires menées par les services compétents, notamment le ministère de la Santé publique, qui ont conclu à une évolution favorable de la situation épidémiologique dans la région.
« Les conditions sont désormais réunies pour permettre une reprise progressive et sécurisée des activités aériennes », souligne le communiqué.
Si les vols peuvent reprendre, les autorités maintiennent toutefois un dispositif sanitaire renforcé dans les infrastructures de transport. Tous les passagers devront se soumettre à un contrôle systématique de la température corporelle avant l’embarquement et à l’arrivée. Le lavage des mains à l’eau et au savon ou à l’aide de solutions hydroalcooliques restera également obligatoire.
Le gouvernement prévient par ailleurs que toute personne présentant de la fièvre ou des signes suspects sera immédiatement prise en charge par les équipes du Programme national d’hygiène aux frontières (PNHF) et ne sera pas autorisée à voyager.
À travers cette mesure, les autorités cherchent à concilier la reprise des activités économiques et des déplacements avec la nécessité de maintenir une vigilance sanitaire face à une maladie qui a déjà provoqué plusieurs épidémies meurtrières dans l’est de la République démocratique du Congo.
Le ministère des Transports appelle enfin les compagnies aériennes, les gestionnaires d’aéroports et les voyageurs à respecter strictement les protocoles en vigueur afin d’éviter tout risque de résurgence de l’épidémie.



