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À quatre jours de la marche qu’elle a convoquée contre toute initiative de révision constitutionnelle, la Coalition Article 64 (C64) entretient le suspense. Réunis en urgence ce samedi, ses dirigeants n’ont fait aucune déclaration publique, préférant attendre un signal du président Félix-Antoine Tshisekedi avant de décider de la suite de leur mobilisation.

Selon des sources concordantes au sein de la coalition, la C64 veut d’abord voir le Chef de l’État concrétiser son annonce d’un dialogue national inclusif par la signature d’une ordonnance présidentielle convoquant officiellement les assises. Ce n’est qu’à cette condition que la plateforme pourrait se prononcer sur un éventuel report de la marche prévue le 22 juillet.

Cette évolution intervient alors que la médiation confiée à la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et à l’Église du Christ au Congo (ECC) est entrée dans sa phase active. Quelques heures plus tôt, les deux confessions religieuses ont rencontré les représentants de l’opposition afin de recueillir leur adhésion au processus et de les convaincre de reporter leur mobilisation.

Au terme de cette rencontre, le porte-parole de l’ECC, le pasteur Éric Senga, a confirmé que les médiateurs avaient sollicité « le principe du report » de la marche, estimant qu’un climat d’apaisement est indispensable à l’ouverture du dialogue. Il a également indiqué que les préoccupations exprimées par l’opposition, notamment sur l’inclusivité des discussions et la question constitutionnelle, avaient été examinées.

Annoncé vendredi par le président Félix Tshisekedi à l’issue de sa rencontre avec les responsables des principales confessions religieuses, le dialogue national se veut un cadre de concertation destiné à renforcer la cohésion nationale dans le respect de la Constitution et des institutions.

La rédaction

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