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Les consultations en vue du dialogue national annoncé par le président Félix-Antoine Tshisekedi se poursuivent. Ce samedi, les délégations de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et de l’Église du Christ au Congo (ECC) ont échangé avec les représentants de l’opposition afin de les associer au processus de médiation et d’obtenir le report de la marche prévue le 22 juillet.

Au terme de la rencontre, le porte-parole de l’ECC, le pasteur Éric Senga, a indiqué que les deux Églises avaient sollicité « le principe du report » de cette manifestation, estimant qu’un climat d’apaisement est nécessaire pour favoriser le lancement du dialogue national.

Cette démarche fait suite à l’audience accordée, vendredi 17 juillet, par le président de la République aux responsables des principales confessions religieuses. À cette occasion, Félix Tshisekedi a annoncé l’organisation d’un dialogue national inclusif, apaisé et républicain, et a confié à la CENCO et à l’ECC la mission d’en amorcer les consultations.

« Dès lors que le processus est déjà lancé, nous avons l’obligation d’obtenir des uns et des autres leur engagement », a déclaré le pasteur Senga, estimant que les différentes parties prenantes sont appelées à accompagner cette initiative.

Au cours des échanges, l’opposition a soulevé deux préoccupations majeures : les garanties d’un dialogue réellement inclusif et la place qui sera accordée à la question constitutionnelle, un sujet qu’elle considère comme l’un des fondements de sa mobilisation. Selon les médiateurs, ces préoccupations ont fait l’objet d’explications et de garanties.

Le porte-parole de l’ECC a, par ailleurs, insisté sur la nature de la mission confiée aux deux Églises.

« Cette initiative relève d’une dimension pastorale », a-t-il affirmé, précisant que leur objectif est de favoriser la réconciliation des Congolais et de créer les conditions d’un dialogue dans un climat apaisé.

Aucun engagement formel n’a toutefois été obtenu de l’opposition concernant le report de la marche du 22 juillet.

La veille, à l’issue de leur audience avec le Chef de l’État à la Cité de l’Union africaine, les responsables des principales confessions religieuses avaient salué l’annonce du dialogue national. S’exprimant au nom de la délégation, le cardinal Fridolin Ambongo avait déclaré se réjouir de cette initiative, qu’il considère comme un pas en faveur de la paix, de la cohésion nationale et du renforcement de l’unité du pays.

La rédaction

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