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Le gouvernement de la République démocratique du Congo franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de relance de la production agricole. Il lance officiellement, ce jeudi à Bumba, dans la province de la Mongala, le projet « Riz Bumba, Loso na Biso », une initiative qui ambitionne de redynamiser la filière rizicole nationale, d’améliorer la sécurité alimentaire et de réduire la dépendance du pays aux importations.

Porté par le ministère de l’Économie nationale avec l’appui financier du Fonds de régulation économique (FOREC), le programme sera exécuté par la Société Rizicole de Bumba (SRB S.A.U.), filiale des Plantations et Huileries du Congo (PHC). Les autorités présentent ce partenariat public-privé comme un levier pour accroître durablement la production nationale de riz.

Le lancement de ce projet concrétise des consultations engagées depuis octobre 2025 à Bumba avec les producteurs, les opérateurs économiques, les autorités locales et les organisations de la société civile. Ces échanges avaient mis en évidence la nécessité de relancer une filière jugée stratégique pour stimuler l’économie locale et limiter les importations.

Déployé sur cinq ans (2026-2030), le projet prévoit l’accompagnement de 30 000 producteurs, la création de sept unités de transformation rizicole et une production cible de 250 000 tonnes de riz à l’horizon 2030.

Pour atteindre ces objectifs, plusieurs ministères seront mis à contribution. Le ministère de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire assurera notamment la certification des semences et l’encadrement technique des producteurs. Le ministère du Développement rural interviendra dans la réhabilitation des routes de desserte agricole, tandis que le ministère des Infrastructures et Travaux publics supervisera les travaux sur les axes routiers destinés à faciliter l’évacuation des récoltes.

Dans la foulée, le gouvernement entend également faire de cette initiative un outil d’inclusion économique. Le programme vise à réserver 40 % des bénéficiaires directs aux femmes et 35 % aux jeunes, avec l’objectif de soutenir l’entrepreneuriat rural et de favoriser la création d’emplois.

Au-delà des performances agricoles attendues, le gouvernement estime que le projet contribuera à créer plusieurs milliers d’emplois directs et indirects, à augmenter de 20 à 25 % les revenus des producteurs et à structurer une chaîne de valeur intégrée, allant de la production à la commercialisation.

Eldad B.

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