Le président du parti politique Envol et membre de la coalition de l’opposition Article 64 (C64), Delly Sesanga, a affirmé avoir été empêché de quitter la République démocratique du Congo ce dimanche 28 juin par les services de la Direction générale de migration (DGM), alors qu’il devait se rendre à l’étranger pour un contrôle médical.
Selon l’opposant, les agents de la DGM lui ont retiré son passeport à l’aéroport et lui ont refusé l’autorisation d’embarquer. Il explique que ce voyage était destiné à poursuivre des soins médicaux consécutifs aux blessures qu’il dit avoir subies lors de la manifestation du 12 juin dernier.
« Je devais prendre mon vol pour poursuivre mon contrôle médical à la suite des différentes blessures que j’ai subies. Les agents de la DGM m’ont retiré mon passeport et m’ont signifié que je n’avais pas la liberté d’effectuer ce voyage. Ils m’ont demandé de me présenter à la Cour de cassation », a déclaré Delly Sesanga.
L’autorité morale d’Envol affirme n’avoir reçu, à ce stade, aucune notification officielle faisant état d’une procédure judiciaire susceptible de justifier une restriction de sa liberté de circulation. Il estime que cette mesure constitue une violation de ses droits.
« Nous sommes face à un cas d’arbitraire flagrant. On retient le passeport d’un citoyen sans lui notifier les faits qui lui sont reprochés. S’il existe des griefs contre moi, il appartient à la justice de me les notifier et de les établir conformément à la loi, et non d’utiliser des procédés qui ne sont pas prévus par les textes », a-t-il soutenu.
Pour Delly Sesanga, cette affaire dépasse son cas personnel et illustre les défis liés au respect de l’État de droit en République démocratique du Congo. Il assure qu’il entreprendra toutes les démarches légales afin de faire valoir ses droits.
Jusqu’à présent, la Direction générale de migration et les autorités judiciaires concernées ne se sont pas officiellement exprimées sur les raisons de cette interdiction de sortie du territoire.
Ben Dibanzilua



