Réuni ce vendredi 05 juin à Kinshasa, le comité restreint de la Nouvelle Génération pour l’Émergence du Congo (NOGEC), présidé par Maître Dolly Mwanza, a réitéré son soutien au projet de réforme constitutionnelle et annoncé une série d’actions politiques visant à défendre ce qu’il qualifie d’« intérêts supérieurs de la Nation ».
À l’issue de cette réunion, plusieurs questions d’actualité ont été examinées, notamment les événements du 3 juin, la plainte que le parti entend déposer devant la Cour de cassation ainsi que la marche de soutien au projet référendaire prévue le 13 juin prochain.
Axant son intervention Sur les événements du 3 juin, Maître Dolly Mwanza a salué le comportement de la population congolaise, estimant que l’appel lancé par la NOGEC en faveur de la poursuite normale des activités avait été largement suivi.
« Nous remercions le peuple congolais pour le sens élevé de patriotisme qu’il a démontré. Nous avions demandé à nos compatriotes de vaquer librement à leurs occupations et ce mot d’ordre a été respecté. La journée dite de ville morte a été un échec total », a-t-il déclaré.
A en croire le président de la NOGEC, cette attitude témoigne de la volonté des Congolais de privilégier la stabilité du pays face aux tensions politiques.
Une plainte annoncée contre les « détracteurs des institutions »
La NOGEC a également annoncé son intention de déposer, le 8 juin prochain, une plainte auprès du procureur général près la Cour de cassation contre ce qu’elle considère comme des tentatives de déstabilisation des institutions républicaines.
Pour Maître Dolly Mwanza, certains acteurs politiques chercheraient à instaurer un « coup d’État institutionnel » à travers leur opposition au processus référendaire.
« Le Congo appartient à tous les Congolais. Nous ne pouvons pas accepter que des individus mal intentionnés travaillent à fragiliser les institutions de la République et à ternir l’image de notre pays. Lorsqu’on s’attaque au Président de la République, c’est la Nation tout entière qui est visée », a-t-il affirmé.
Le responsable politique estime que ces agissements risquent notamment de décourager les investisseurs et de compromettre les efforts de développement entrepris dans le pays.
Soutien au changement de la Constitution
Au cours de son intervention, Maître Dolly Mwanza a longuement défendu l’idée d’une réforme de la Constitution de 2006, qu’il juge aujourd’hui inadaptée aux réalités actuelles du pays.
« Vingt ans après son adoption, beaucoup de choses ont changé. Le développement d’un pays dépend également de la qualité de ses textes fondamentaux. Le peuple congolais a le droit de débattre et de décider librement de son avenir », a-t-il soutenu.
L’homme de la toge a également regretté l’opposition de certains acteurs politiques à cette démarche, estimant qu’ils cherchent à empêcher les Congolais de s’exprimer sur une question relevant de leur souveraineté.
Une marche de soutien prévue le 13 juin
Pour concrétiser son engagement en faveur du projet référendaire, la NOGEC organisera une marche populaire le 13 juin à Kinshasa.
Selon les organisateurs, le rassemblement débutera à 7 heures à l’arrêt Cohydro, sur la première rue de Limete, avant de se diriger vers le Palais du Peuple où un mémorandum sera remis au président de l’Assemblée nationale.
« Nous avons choisi cette date pour démontrer que l’opposition républicaine reste aux côtés du peuple congolais. Nous soutenons la loi référendaire et le changement de la Constitution parce que nous estimons que le pays doit avancer », a déclaré Maître Dolly Mwanza.
Appel à l’unité nationale
Dans son message final, le nouveau président de la NOGEC a invité les Congolais à privilégier l’unité, le dialogue et le patriotisme face aux défis sécuritaires et politiques auxquels le pays est confronté.
« Le Congo traverse une période décisive de son histoire. Le radicalisme ne construit pas une nation. Nous devons travailler ensemble pour préserver notre souveraineté et mettre hors d’état de nuire tous ceux qui cherchent à affaiblir notre pays », a-t-il ajouté
Ben Dibanzilua



