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Le dialogue s’invite à la table de l’espace public congolais, ce qui n’est pas une nouvelle donne dans l’histoire politique de la RD Congo. On sait que la RD Congo, elle-même, est un fruit des négociations. Les cycles se succèdent depuis l’accession à l’indépendance. Et tous sous une « grille qui comprend » :

  • Les invariants structuraux, (partage de pouvoir, recommencement éternel, etc.) ;
  • Les facteurs conjoncturels et émergents tablant sur des différentes mutations tant internes qu’externes, notamment les conjonctures géopolitiques ;
  • Les conséquences politiques, etc.

L’opinion publique actuelle est traversée par la hantise de l’introduction :

  • Du Génocost (plus de trente millions de mort dans une logique de mémoire, mémorielle et judiciaire) ;
  • Le refus du partage de pouvoir, du blanchissement des crimes multiples par l’appel à l’action judiciaire nationale et internationale comme incitation au respect des conventions internationales ratifiées, au droit international, etc. ;
  • L’observation de la cause existentielle, le renforcement du pouvoir public par ses appareils ;
  • La lutte définitionnelle du statut, des objectifs du dialogue face à l’ambiguïté sémantique autour du concept « dialogue inclusif » ;
  • L’évolution actuelle de la guerre comme facteur de prise de conscience nationale et d’éveil patriotique ;
  • L’élan de la modernisation du pays ;

Dans ces conditions, l’ambiguïté sémantique sert de dispositif de positionnement et de marquage de camp et de qualification par l’opinion publique. C’est un appel à l’identification des uns et des autres. Ce qui constitue un acte choix périlleux.

Cependant, avisons-nous, l’exercice du pouvoir n’alimente pas le rejet de l’opinion publique. Les grilles de lecture mobilisées ne doivent pas sacrifier la cause existentielle.

L’ambiguïté sémantique croise aussi l’ambivalence dans les trajectoires de trois entrées, notamment le dialogue, la guerre et la problématique de changement ou de révision de la constitution.

Le recours intempestif au concept « ultimatum », comme mode d’action politique de pression, en constitue une expression vivante.

Professeur Achille BUNDJOKO IYOLO

Docteur en Sciences de l’Information et de la Communication

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