Les récentes mesures annoncées par le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication (CSAC) sur les abus liés à l’usage des plateformes numériques, notamment TikTok, suscitent des interrogations. Le professeur Achille Bundjoko Iyolo adresse quatre questions au président du CSAC, Christian Bosembe, sur la conduite de la régulation du secteur.
Dans une tribune, le professeur Bundjoko revient d’abord sur la directive du 30 janvier 2025, dont il interroge le devenir. Il demande notamment où en est la mise en œuvre de cette mesure et quelles suites concrètes lui ont été réservées.
Deuxième point soulevé : la clarification apportée autour de cette directive lors d’une intervention de Christian Bosembe sur Top Congo FM, dans l’émission Face à Face animée par Christian Lusakueno. Le professeur Bundjoko Iyolo s’interroge sur la portée réelle de cette clarification et son impact sur la régulation des contenus diffusés sur les plateformes numériques.
Achille Bundjoko questionne également le rôle joué par les organisations non gouvernementales dans le déclenchement des décisions du régulateur. « Pourquoi attendre la mobilisation d’une ONG pour s’engouffrer dans la prise d’une décision ? », demande-t-il, appelant implicitement à une action plus proactive du CSAC face aux dérives observées sur les réseaux sociaux.
Dans sa quatrième interrogation, ce Docteur en Sciences de l’information et de la communication évoque une possible « léthargie » qui aurait, selon lui, favorisé l’ampleur prise par un phénomène social qu’il qualifie de « pervers ».
Notons qu’à travers cette sortie, le professeur pose donc la question de l’efficacité et de la réactivité de la régulation audiovisuelle et numérique en République démocratique du Congo. Son interpellation intervient alors que l’usage massif des plateformes sociales, particulièrement chez les jeunes, continue de poser de nouveaux défis aux autorités chargées de l’encadrement de l’espace médiatique et numérique.
La rédaction



