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La quatrième réunion du Comité de pilotage de la reforme de la Politique nationale de la faune sauvage en RD Congo s’est tenu vendredi 14 août 2026 à l’hôtel Hilton de Kinshasa.

Organisée par le gouvernement de la RDC à travers le Ministère de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Economie du Climat, avec l’accompagnement de la FAO, cette rencontre vise à permettre au Comité de Pilotage, d’examiner la version finale consolidée du Document de Politique Nationale de la Faune Sauvage (DPNFS) et de statuer sur le passage à la prochaine étape du processus, notamment l’organisation de l’atelier national de validation de la version 0 du DPNFS.

Il s’agissait d’une manière spécifique d’examiner l’effectivité de la prise en compte des amendements des membres du Comité de Pilotage ; d’identifier d’éventuels points nécessitant des ajustements mineurs ; de valider formellement le Draft en vue de l’organisation de l’atelier national de validation ; de donner les orientations pour l’organisation et le cadrage technique de l’atelier et de mettre en place un groupe de travail pour statuer sur l’examen des textes prioritaires, en lien avec la faune sauvage en RDC.

A cette occasion, Mr Dominique Endamana, expert en environnement et ressources naturelles qui a parlé au nom de Monsieur Athman Mravili, Représentant ad intérim de la FAO en RDC, a rappelé qu’au cours de ce processus, plusieurs résultats majeurs ont été obtenus notamment : la réalisation du Diagnostic Sectoriel de la Faune sauvage en RDC ; l’organisation de foras thématiques ayant permis d’identifier les principaux enjeux du secteur ; la conduite de consultations provinciales à Kinshasa, Kananga, Kisangani, Lubumbashi, Kindu et Mbandaka ; l’intégration progressive des recommandations formulées lors de ces différentes consultations ; la consolidation du projet de Document de Politique Nationale de la Faune Sauvage.

Un instrument stratégique

Pour Mr Dominique Endamana, le Document de Politique Nationale de la Faune Sauvage constitue, un instrument stratégique attendu depuis de nombreuses années.

Et son adoption permettra à la République Démocratique du Congo, de disposer d’un cadre d’orientation cohérent pour la conservation, la valorisation et la gestion durable de ses ressources fauniques, conformément aux ambitions nationales de développement durable et aux engagements internationaux du pays. ” … La responsabilité qui vous incombe aujourd’hui est particulièrement importante. À travers vos analyses, vos observations et vos orientations, vous contribuerez à assurer la qualité technique et institutionnelle de ce document qui servira de référence pour les années à venir…”, a-t-il fait savoir aux participants. Et de préciser : “… La FAO demeure convaincue que cette étape permettra de consolider le consensus déjà construit tout au long du processus et de préparer avec succès, l’atelier national de validation, ultime étape avant l’adoption et l’endossement du document par les instances compétentes…”

Peu avant de procéder à l’ouverture de cette 4eme réunion, Mme Pascaline MBANGU KIKUMBI, Secrétaire générale au Ministère de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Économie du Climat et Présidente du Comité de Pilotage (COPIL) a laissé entendre que le secteur de la faune sauvage est constamment soumis à d’immenses pressions entre autres : le braconnage transfrontalier, la destruction accélérée des habitants, le trafic illicite et la hausse des conflits hommes-faune ainsi que les effets du changement climatique menaçant directement la sécurité économique des communautés locales.
Pour elle, face à ces défis, la réforme de la faune sauvage devient une urgence nationale. ” Cette réforme que nous menons ensemble, vise à moderniser notre cadre légal, à renforcer la gouvernance des aires protégées et à intégrer la faune dans la chaîne de valeur du marché carbone et de la finance verte. Comme vous le savez bien, nos ressources fauniques ne constituent pas seulement la richesse biologique de notre pays, mais elle représente un pilier central pour le développement économique durable, la résilience de nos communautés locales et l’émergence d’une nouvelle économie du climat…”, a-t-elle souligné.

Pour la Secrétaire générale Pascaline MBANGU, cette quatrième réunion répond précisément à cet engagement. Elle constitue une étape décisive et charnière dans le processus de réforme. “… Je voudrais à cette occasion, souligner que l’objectif principal de la présente réunion n’est plus de reprendre l’ensemble du processus depuis le début, mais bien de statuer sur l’opportunité d’autoriser la soumission de la politique nationale de la faune sauvage à l’atelier national de validation…”, a-t-elle précisé.


Il sied de souligner que cette rencontre a réuni plusieurs personnalités, notamment la présidente du COPIL, les représentants du Ministere de l’Environnement, Développement Durable et Nouvelle Economie du Climat, les Ministères sectoriels concernés, les représentants des structures non gouvernementales, les représentants des partenaires techniques et financiers ainsi que les experts membres de la Task Force .

José Wakadila et Science Kinkobo

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