L’Université pédagogique nationale (UPN) a appelé les chercheurs, enseignants et étudiants à faire un usage responsable de l’intelligence artificielle (IA), alors que cette technologie bouleverse les pratiques de recherche et de production scientifique.
Le rappel a été fait lors d’une journée scientifique organisée ce vendredi à Kinshasa autour de l’élaboration et de l’adoption d’une Charte de la recherche destinée à encadrer les activités scientifiques en République démocratique du Congo.
Dans son intervention, la rectrice de l’UPN, la professeure Yvonne Ibebeke, a souligné que l’essor des technologies numériques et de l’intelligence artificielle générative ouvre de nouvelles perspectives pour le monde académique, tout en posant d’importants défis éthiques.

« La montée en puissance des technologies numériques, l’accès massif aux ressources documentaires en ligne et l’émergence de l’intelligence artificielle générative transforment profondément les pratiques de recherche, d’enseignement et de rédaction scientifique », a-t-elle déclaré.
Selon elle, ces outils facilitent l’accès à l’information, accélèrent le traitement des données et favorisent les collaborations scientifiques à l’échelle internationale. Toutefois, leur utilisation croissante soulève des inquiétudes liées à l’intégrité académique, au plagiat, à l’authenticité des travaux scientifiques, à la fabrication de données ainsi qu’aux biais algorithmiques.
Face à ces enjeux, la rectrice a insisté sur la nécessité d’encadrer l’usage de l’IA afin de préserver les principes fondamentaux de la recherche scientifique.
« Il faut apprendre à l’utiliser avec intelligence, discernement et responsabilité », a-t-elle plaidé, appelant la communauté universitaire à concilier innovation technologique et rigueur scientifique.
À travers l’élaboration de cette Charte de la recherche, les autorités académiques entendent doter la RDC d’un cadre de référence susceptible de garantir l’éthique, la crédibilité et la qualité des productions scientifiques dans un contexte marqué par la transformation numérique du savoir.
La rédaction



