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La question de la passation des marchés publics continue de diviser les esprits, alors qu’elle devrait plutôt rassembler, surtout dans une province où les travaux réalisés depuis 2021 ont démontré leur inefficacité, malgré les bruits de tambour constatés de gauche à droite.

Lors d’une conférence-débat organisée ce jeudi 30 juillet 2026 en Ituri, dans la ville de Bunia, autour du thème : « Marchés de gré à gré en Ituri : un handicap à l’efficacité et à l’efficience des travaux réalisés depuis 2021 jusqu’à ce jour », le chercheur en droit de la commande publique et des services publics, Patrick Ndibu Van, a démontré les conséquences néfastes qui résultent de cette procédure exceptionnelle prévue par la loi relative aux marchés publics, ainsi que les risques qu’encourt la province quant à la durée de vie de ces travaux.

Dans un ton serein et simpliste, Patrick Ndibu Van a rappelé aux participants que le principe de passation des marchés publics reste l’appel d’offres, conformément à l’article 17 de la loi précitée. Exceptionnellement, le gré à gré peut être conclu à condition que les préalables soient réunis. Malheureusement, cette procédure exceptionnelle est devenue la règle dans la province de l’Ituri.

Selon ce conférencier, trois conditions peuvent conduire au recours à la procédure de gré à gré : lorsqu’il s’agit d’une urgence impérieuse, d’une extrême urgence ou encore dans le cas des marchés spéciaux, tels qu’énumérés par les articles 44 et 45 de la loi relative aux marchés publics.

Cependant, ce dernier a, dans la suite de son exposé, appelé les autorités provinciales, les responsables des entreprises publiques, des établissements et organismes publics, qui constituent la catégorie des autorités contractantes, à revenir à la voie de la raison, celle de l’appel d’offres. Car, à ce jour, le gré à gré a démontré ses limites.

De son côté, le docteur Christian Mbojima, praticien des marchés publics, a affirmé que, depuis 2021 jusqu’à ce jour, il n’y a aucun marché conclu par la province qui réunisse les conditions du gré à gré, car il n’y a ni urgence ni marchés spéciaux.

Par ailleurs, Me Tatiana Dhedonga n’a pas caché ses inquiétudes liées au caractère secret de tous les contrats conclus par la province jusqu’à ce jour, malgré les réclamations de la population sur la mauvaise qualité des travaux.

Il faut rappeler que cette conférence-débat a connu la participation du corps scientifique, des responsables des services publics de l’État ainsi que de quelques responsables des institutions intervenant dans la chaîne de passation des marchés publics.

Rédaction

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