Chargement...

globalnewsrdc

Generic selectors
Exact matches only
Search in title
Search in content
Post Type Selectors

L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo a tenu, le samedi 13 juin 2026, une séance plénière marquée par les questions sécuritaires. Après l’adoption de l’ordre du jour, les députés nationaux ont décidé de siéger à huis clos afin d’examiner le deuxième point inscrit à l’agenda : l’évaluation de l’état de siège en vigueur dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu.

C’est au cours de ces échanges que l’Honorable Grâce Neema Paininye, Questeure adjointe de l’Assemblée nationale et élue du territoire d’Ango, dans la province du Bas-Uélé, est intervenue par une motion d’information pour attirer l’attention de la représentation nationale sur la détérioration de la situation sécuritaire dans le village de Banda.

La députée a fait état d’une attaque armée survenue dans la nuit du 11 au 12 juin 2026 dans la chefferie de Mopoy, territoire d’Ango. Selon les informations qu’elle a portées à la connaissance de la Chambre basse, plusieurs habitations ont été pillées puis incendiées, un enseignant a été tué alors qu’il tentait de fuir, tandis que plusieurs jeunes ont été enlevés et conduits vers une destination inconnue.

Face à ses collègues, l’élue du Bas-Uélé a décrit une population plongée dans la peur et l’incertitude, avec de nombreuses familles toujours sans nouvelles de leurs proches disparus et redoutant de nouvelles incursions des groupes armés.

Rappelant ses précédentes interventions sur la question, Grâce Neema a souligné avoir, à plusieurs reprises, alerté l’Assemblée nationale et le Gouvernement sur la vulnérabilité sécuritaire de cette zone frontalière. Elle a notamment dénoncé l’insuffisance des effectifs ainsi que le manque de moyens logistiques mis à la disposition des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et des services de sécurité pour assurer la protection des populations et des frontières nationales.

Pour la députée nationale, cette nouvelle attaque démontre l’urgence d’une réponse vigoureuse de l’État afin de restaurer la sécurité dans cette partie du pays.

« Des mesures urgentes s’imposent : sécuriser la zone, renforcer la présence de nos forces de défense et de sécurité et intensifier les opérations de recherche afin de retrouver les personnes enlevées », a-t-elle insisté.

Dans sa conclusion, l’Honorable Grâce Neema a lancé un appel à la solidarité de la représentation nationale en sollicitant l’adoption d’une résolution invitant le Gouvernement à dépêcher sans délai une mission d’assistance en faveur des populations de Banda.

« Ces populations se sentent abandonnées et vivent dans une peur permanente », a-t-elle déclaré.

À l’issue du huis clos consacré à l’évaluation de l’état de siège, la plénière s’est poursuivie avec l’examen d’une question d’actualité de l’Honorable Matata Patrick ainsi que d’une interpellation de l’Honorable Antoine Nzangi, toutes deux adressées au Vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique.

(Avec Cellcom)

Please follow and like us:
Pin Share