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Le Centre Carter par le biais de son département des Droits de l’Homme (MDH), a donné le 28 mai 2026, le coup d’envoi du projet de renforcement holistique des mécanismes de protection des défenseurs des droits de l’homme en République Démocratique du Congo. C’est à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga que s’est tenue cette activité en présence des représentants des réseaux de protection, des organisations de la société civile et des autorités publiques.

Bénéficiant du financement de la Fondation Open Society (OSF), ce projet a pour objectif de renforcer la protection holistique des défenseurs des droits environnementaux, fonciers ainsi que des peuples autochtones, particulièrement exposés à diverses formes de menaces dans l’exercice de leurs missions.

D’après la chargée de programme du Centre Carter/MDH, les principales attentes de cette initiative sont de rendre les réseaux de protection plus durables grâce au renforcement des capacités de leurs membres, d’assurer une protection directe des défenseurs à travers le financement des mécanismes de prise en charge des cas, et de soutenir des actions de plaidoyer fondées sur des données probantes.

Présentant le projet aux participants, Mme Marie-Joséphine Ntshaykolo, chargée des programmes au Centre Carter/MDH, a indiqué que cette initiative cible prioritairement les défenseurs des droits environnementaux, fonciers et des peuples autochtones. Elle a précisé que le projet sera mis en œuvre dans sept zones d’intervention à travers le pays : le Haut-Katanga, Kinshasa, l’Équateur, le Kasaï-Central, le Kasaï-Oriental, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu.

Prenant la parole lors de cette activité, le chef de division provinciale des droits humains a officiellement lancé le projet. Il a salué les dix années d’accompagnement du Centre Carter dans le renforcement des mécanismes de protection des défenseurs des droits de l’homme en RDC. Il a également exhorté les réseaux de protection à saisir cette opportunité afin de garantir la réussite du projet au profit des défenseurs des droits environnementaux, fonciers et des peuples autochtones.

L’un des objectifs majeurs de cette initiative est également de consolider la collaboration entre les réseaux de protection du Grand Katanga et ceux des deux provinces du Kasaï. Cette dynamique s’appuie notamment sur les réseaux de protection GRUWA et le Réseau pour la protection et la lutte contre les violations des droits humains dans le Haut-Katanga, mis en place avec l’appui du Bureau conjoint des Nations Unies aux droits de l’homme (BCNUDH).

Au total, 32 participants, dont 8 femmes, représentant 25 organisations membres du réseau de protection GRUWA, ont pris part à cette activité marquant le début d’un projet appelé à renforcer durablement la sécurité et la résilience des défenseurs des droits humains en RDC.

GNK

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