Le Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa, dans la commune de la Gombe, accueille l’exposition collective « Art et environnement : Territoires du vivant », une rencontre artistique où la création devient un puissant plaidoyer en faveur de la protection de la nature.
À travers cette exposition, plusieurs artistes proposent une réflexion profonde sur les défis environnementaux auxquels la capitale congolaise est confrontée. Parmi eux, l’artiste plasticien Ntoto Ndombele défend une approche aussi originale qu’engagée : transformer les déchets en véritables œuvres d’art afin de sensibiliser le public à la préservation de l’environnement.

« L’environnement mérite un nouveau regard. Nous devons lutter contre l’insalubrité, réduire les déchets et éveiller les consciences. Ce que beaucoup considèrent comme des rebuts peut devenir une richesse artistique porteuse d’un message fort », explique-t-il.
Pour l’artiste, le recyclage ne constitue pas seulement une démarche écologique, mais aussi un acte créatif capable de modifier les comportements. En donnant une seconde vie aux matériaux abandonnés, il démontre que l’art peut devenir un puissant levier de sensibilisation et de transformation sociale.
L’une des œuvres les plus remarquées de cette exposition est une imposante sculpture représentant une vache, entièrement réalisée à partir de matériaux de récupération. Cette création emblématique, signée Ntoto Ndombele, illustre avec force la capacité de l’art à transformer les déchets en patrimoine culturel, tout en rappelant l’urgence de préserver les écosystèmes.
À travers « Territoires du vivant », les artistes lancent ainsi un appel à une prise de conscience collective : protéger l’environnement commence par un changement de regard sur notre consommation, nos déchets et notre responsabilité envers les générations futures. L’exposition rappelle que, parfois, ce qui est jeté peut renaître sous une forme inattendue et devenir le symbole d’un avenir plus respectueux de la planète.
AMK



