Un réveil brutal, des flammes, de la fumée et surtout une grande frayeur pour les malades et le personnel soignant. Le Centre médical Diamant, situé sur l’avenue Colonel-Mondjiba, dans la commune de Ngaliema, a été le théâtre d’un incendie ce mercredi matin.
Dès les premières alertes, la priorité a été de mettre les vies humaines à l’abri. Les patients ont été évacués en urgence, tandis que les sapeurs-pompiers se sont mobilisés pour combattre le feu et tenter de limiter les dégâts.
Si aucune information officielle ne permet encore d’établir l’origine du sinistre ni d’évaluer l’ampleur des dégâts matériels, cet événement suscite déjà une vive inquiétude.
En effet, cet incendie survient dans un contexte marqué par une succession de départs de feu signalés ces derniers temps à Kinshasa. Une répétition de sinistres qui ne peut laisser indifférents les autorités, les responsables d’établissements recevant du public et l’ensemble des habitants de la capitale.
Au-delà des flammes qui consument les bâtiments, ce sont des vies humaines qui peuvent basculer en quelques instants. Hôpitaux, écoles, marchés, immeubles résidentiels : aucun espace ne devrait être laissé sans dispositifs adéquats de prévention et de lutte contre les incendies.
Ce nouveau drame évité, espérons-le, doit servir d’avertissement. Kinshasa ne peut continuer à attendre que les flammes se déclarent pour mesurer l’urgence de renforcer la sécurité de ses infrastructures.
Prévenir plutôt que subir : la protection des vies humaines doit devenir une priorité absolue.
Philippe Dephill Lipo



