La démarche initiée par les responsables de la Conférence épiscopale nationale du Congo (Cenco) et de l’Église du Christ au Congo (ECC), visant à trouver une solution à la guerre dans la partie est du pays par la négociation avec les dirigeants de l’AFC/M23 et le président rwandais dans le cadre du “Pacte social pour la paix”, est jugée inconstitutionnelle selon l’analyste politique et économique Jo Sekimonyo.
Jo Sekimonyo rejette avec force l’idée de dialoguer avec l’ancien président de la CENI, Corneille Nangaa, car négocier avec un groupe rebelle qui ne cesse de combattre le régime en place constitue une violation de l’article 64 de la Constitution de la République démocratique du Congo.
Pour Jo Sekimonyo, la mise en place d’une nouvelle majorité au sein du Parlement demeure une solution palliative. Il a, par ailleurs, invité le président du groupe rebelle de l’Alliance du Fleuve Congo, Corneille Nangaa, à renoncer à ses ambitions de prendre le pouvoir par la force dans le but d’intégrer les nouvelles institutions.
“L’initiative prise par les responsables religieux de la Cenco et de l’ECC, visant à négocier avec Corneille Nangaa pour la paix dans la partie est du pays, est une violation de l’article 64 de la Constitution. Nangaa a commis un acte de haute trahison. Et négocier avec quelqu’un qui cherche à renverser le pouvoir est anticonstitutionnel selon la nature juridique de notre pays”, a déclaré l’analyste économique et politique Jo Sekimonyo. Il a ajouté : “La seule solution pour pallier cette crise est que Corneille Nangaa doit impérativement se rétracter, puis le chef de l’État lui accorde son pardon avant de créer une nouvelle majorité parlementaire.”
Pour rappel, l’article 64 de la Constitution de la République démocratique du Congo stipule que “tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution.”
Ben Dibanzilua



