À l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse 2026, célébrée le 3 mai, l’Association Congolaise des Femmes Journalistes de la Presse Écrite (ACOFEPE) a publié un communiqué appelant à la justice et à la reconnaissance des journalistes tués dans l’exercice de leur métier en République démocratique du Congo.
Dans ce message, l’organisation rend hommage à ces professionnels des médias « tombés au service de la vérité et de la démocratie », tout en dénonçant la persistance de l’impunité qui entoure leurs assassinats.
Selon les données de Journaliste en Danger, plus d’une vingtaine de journalistes ont été tués depuis 1991 dans l’exercice de leurs fonctions en RDC. L’ACOFEPE déplore que la plupart de ces dossiers n’aient jamais été jugés, laissant les familles des victimes sans justice.
L’association plaide ainsi pour la reconnaissance, à titre posthume, de ces journalistes comme martyrs de la liberté de la presse. Elle réclame également l’organisation de procès équitables pour les auteurs présumés, ainsi que des mesures de réparation en faveur des proches des victimes.
Parmi les figures citées, l’ACOFEPE évoque notamment Franck Ngyke Kangundu, Bapuwa Mwamba, Serge Maheshe, Didace Namujimbo et Patient Chebeya, dont les assassinats continuent de symboliser les dangers du métier.
L’organisation appelle enfin les autorités congolaises, les partenaires internationaux et la société civile à unir leurs efforts pour garantir la sécurité des journalistes et mettre un terme à l’impunité.



