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Guilherand-Granges, France - May 26, 2025. Claude AI, developed by Anthropic, is an advanced AI assistant excelling in language tasks, document analysis, and ethical, secure productivity.

Anthropic veut faciliter l’identification des contenus produits par l’intelligence artificielle. L’entreprise annonce l’intégration d’un filigrane invisible dans les textes générés par Claude et de métadonnées de provenance dans certains fichiers. Une initiative qui intervient alors que de nouvelles obligations de transparence de l’AI Act européen entrent en vigueur.

Les contenus générés par Claude pourront désormais laisser une empreinte invisible. Anthropic annonce la mise en place d’un système de marquage permettant aux machines d’identifier les productions de ses modèles d’intelligence artificielle, sans que ce dispositif soit perceptible à l’œil nu.

Le mécanisme concerne les modèles déployés à partir du 2 août 2026, date correspondant à l’entrée en application de certaines obligations d’étiquetage prévues par le règlement européen sur l’intelligence artificielle. Anthropic prévoit également d’étendre progressivement le dispositif aux modèles lancés avant cette échéance.

Un marquage intégré aux textes

Pour les contenus textuels, Anthropic mise sur un filigrane directement intégré au texte généré. Celui-ci est conçu pour rester invisible lors de la lecture et ne devrait pas modifier le sens ou la qualité du contenu.

Selon l’entreprise, le marquage peut également rester présent lorsqu’un texte est copié-collé et résister à certaines modifications. Il doit ainsi permettre aux systèmes capables de lire ce signal de déterminer qu’un contenu provient d’un modèle Claude.

Le procédé s’applique aux contenus générés à travers plusieurs services d’Anthropic, notamment Claude et son API, ainsi qu’à Claude Code et Claude Cowork. Il concerne également certains modèles Claude proposés via des plateformes cloud.

Des métadonnées pour les fichiers

Pour les fichiers, Anthropic adopte une autre méthode. L’entreprise s’appuie sur le standard ouvert C2PA, consacré à la traçabilité et à la provenance des contenus numériques.

Lorsqu’un fichier est généré par Claude, notamment au format SVG, PNG ou JPG, des métadonnées peuvent être ajoutées afin de renseigner son origine et de signaler l’intervention de l’intelligence artificielle.

Cette approche vise notamment à faciliter le travail des plateformes, des professionnels des médias et des autres acteurs numériques qui cherchent à déterminer l’origine d’un contenu.

Un outil qui ne permet pas de tout prouver

Anthropic appelle toutefois à la prudence. La présence d’un filigrane ne signifie pas nécessairement qu’un contenu a été entièrement généré par une IA.

Claude peut, par exemple, être utilisé pour traduire, résumer ou réviser un texte rédigé initialement par un humain. Dans ce cas, le marquage indique l’intervention du modèle sans établir qu’il est l’auteur de l’ensemble du contenu.

L’inverse est également possible. L’absence de filigrane ne garantit pas qu’un texte a été écrit par un humain. Il peut avoir été produit par une ancienne version d’un modèle ou avoir été profondément modifié après sa génération.

Les métadonnées C2PA associées aux fichiers présentent, elles aussi, certaines limites. Elles peuvent notamment disparaître après une conversion de format, une nouvelle sauvegarde ou une capture d’écran.

Une réponse à l’AI Act européen

Cette initiative intervient dans un contexte réglementaire nouveau pour les entreprises spécialisées dans l’intelligence artificielle. L’article 50 de l’AI Act impose notamment aux fournisseurs de systèmes d’IA de mettre en place des mécanismes permettant de signaler les contenus générés ou manipulés artificiellement dans un format lisible par machine.

Pour Anthropic, le marquage constitue donc à la fois une réponse à ces exigences et un moyen de renforcer la traçabilité des contenus produits par Claude.

Les modèles Claude Haiku, Claude Opus et Claude Sonnet déjà disponibles devraient également bénéficier progressivement du système.

Anthropic rejoint une tendance déjà engagée

La firme américaine n’est pas seule à travailler sur la provenance des contenus générés par l’IA. Google développe depuis plusieurs années SynthID, une technologie de filigrane invisible destinée à identifier les contenus produits par ses modèles, notamment dans les images, l’audio, la vidéo et le texte.

OpenAI a également exploré le watermarking des textes générés par ses modèles, sans toutefois généraliser cette technologie à grande échelle.

Avec l’initiative d’Anthropic, le marquage des contenus générés par l’IA pourrait ainsi devenir progressivement une composante standard des modèles génératifs. À mesure que les textes, images et documents produits par l’intelligence artificielle se multiplient sur Internet, la question ne sera plus seulement de savoir ce qu’une IA peut créer, mais aussi comment identifier ce qu’elle a contribué à produire.

La rédaction

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