Le mouvement citoyen Filimbi a exprimé, jeudi 7 mai, son rejet catégorique de toute perspective de troisième mandat pour le président Félix Tshisekedi, au lendemain de sa conférence de presse tenue à Kinshasa.
Dans un communiqué au ton particulièrement critique, l’organisation accuse le chef de l’État d’entretenir une dynamique susceptible de conduire à une remise en cause de la Constitution et à un « glissement électoral ». Filimbi rappelle que la Constitution congolaise limite le mandat présidentiel à deux quinquennats et considère cette disposition comme intangible.
Le mouvement citoyen souligne également ce qu’il présente comme une incohérence politique, rappelant que Félix Tshisekedi s’était opposé, sous le régime de Joseph Kabila, à toute tentative de révision constitutionnelle qu’il qualifiait alors de « coup d’État constitutionnel ».
Au-delà du débat institutionnel, Filimbi dresse un tableau sombre de la situation socioéconomique et sécuritaire du pays. L’organisation évoque notamment la persistance de l’insécurité dans l’Est de la RDC, la dégradation des conditions de vie, la montée du chômage ainsi que l’inefficacité des services publics.
Le mouvement critique également la communication du pouvoir sur la gestion de la crise sécuritaire, estimant que les discours officiels contrastent avec la réalité vécue par les populations affectées par les violences armées.
Dans ce contexte, Filimbi appelle à la mobilisation de la jeunesse, de la société civile et des confessions religieuses afin de défendre l’ordre constitutionnel et les acquis démocratiques.
« Le Congo n’appartient à aucun homme. La République n’est pas un héritage personnel », conclut le communiqué signé par Christopher Muyisa et Mino Bopomi.



