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Le secrétaire général adjoint de l’UDPS, Déo Bizibu, a vivement réagi aux prises de position du deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, l’accusant de ne plus partager la ligne politique de l’Union sacrée de la Nation, plateforme politique au pouvoir en République démocratique du Congo.

Dans un message publié sur le réseau social X, Déo Bizibu a interrogé l’attitude du sénateur Bahati face au débat sur la révision ou la modification de la Constitution de 2006, une option défendue depuis fin 2024 par le président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo. Il a notamment souligné que cette question fait l’objet de discussions au sommet de l’État ainsi qu’au sein de l’Union sacrée, dont Bahati est membre du présidium.

« Le constat ici est simple : le sénateur Bahati Lukwebo ne partage plus la même vision que les sociétaires de l’Union sacrée.
Or, ne pas faire bloc dans les rangs derrière le commandant des troupes au front contre l’agression rwandaise ne peut être profitable qu’à l’agresseur Paul Kagame. Si, à l’étape actuelle de la lutte contre l’occupation rwandaise sous l’égide du PR 05, SE Félix-Antoine Tshisekedi, tous les Congolais se doivent de taire leurs intérêts individuels et leurs divergences jusqu’à la libération totale, ceux qui le doivent plus que tous sont les populations du Kivu occupées et leurs leaders, dont le sénateur Bahati Lukwebo fait partie. Dommage », a-t-il écrit.

Pour rappel, lors de sa conférence de presse tenue mercredi 4 mars à Kinshasa, Bahati Lukwebo, membre du bureau de la chambre haute du Parlement a qualifié de faux débat la question du changement ou de la révision de la Constitution, une option soutenue par plusieurs acteurs politiques du régime. Selon lui, la République démocratique du Congo ne souffre pas d’un problème de textes juridiques, mais plutôt d’un déficit dans l’application des lois par les acteurs chargés de les mettre en œuvre. Il a ainsi appelé à un débat politique davantage centré sur la bonne gouvernance et l’efficacité des institutions plutôt que sur une modification du cadre constitutionnel actuel.

La rédaction

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