À l’occasion de la Journée mondiale du codage, célébrée ce jeudi 29 octobre 2026, le directeur général de l’UNESCO, Khaled El-Enany, appelle à démocratiser l’apprentissage de la programmation informatique, notamment auprès des jeunes, des femmes et des filles, afin de leur permettre de mieux comprendre et maîtriser les technologies numériques.
Dans son message publié pour cette journée, le responsable de l’organisation onusienne souligne que le codage, autrefois considéré comme une compétence essentiellement technique, est désormais une forme d’alphabétisation indispensable dans un monde où les systèmes numériques influencent les modes d’apprentissage, de travail et de communication.
L’essor de l’intelligence artificielle (IA) générative renforce davantage cette nécessité. Si ces technologies offrent de nouvelles possibilités de création et d’innovation, leur utilisation exige également des compétences permettant d’évaluer les résultats produits, de détecter les erreurs et les risques, et de comprendre le fonctionnement des systèmes développés.
Pour l’UNESCO, l’apprentissage du codage doit ainsi évoluer pour intégrer les enjeux de l’intelligence artificielle. Les référentiels de compétences en IA destinés aux enseignants et aux élèves, élaborés par l’organisation, mettent l’accent sur l’équilibre entre connaissances techniques, esprit critique, créativité et responsabilité éthique.
L’organisation défend également un codage libre et accessible. Dans cette perspective, elle soutient les logiciels libres et ouverts, conformément à ses recommandations sur les ressources éducatives libres de 2019 et sur la science ouverte de 2021.
En collaboration avec l’Institut national de recherche en sciences et technologies du numérique (INRIA), en France, l’UNESCO contribue par ailleurs à la préservation du code source des logiciels libres. Cette initiative a permis de constituer une archive publique contenant près de 28 milliards de fichiers sources, accessibles aux apprenants, aux enseignants et aux chercheurs.
L’accès à la formation constitue un autre défi majeur. Les femmes et les filles restent sous-représentées dans le domaine du codage, tandis que des disparités régionales continuent de limiter les possibilités d’apprentissage. Pour y remédier, l’UNESCO soutient notamment l’initiative Africa Code Week, qui a bénéficié à plus de 17 millions de jeunes, ainsi que le programme UNESCO-CODEMAO Youth Coding Initiative, déployé en Afrique et en Asie.
À travers ces initiatives, l’organisation entend favoriser un accès plus équitable aux compétences numériques et donner aux nouvelles générations les moyens de participer activement à la transformation technologique.
En outre, Khaled El-Enany invite à faire en sorte que chaque jeune puisse non seulement utiliser la technologie, mais aussi en comprendre les mécanismes, en questionner les effets et contribuer à son développement.
La rédaction



