La transformation de Kanyama Kasese, dans la province du Haut-Lomami, continue de susciter des réactions. Dans une tribune intitulée « Kanyama Kasese : une leçon d’espoir et de grandeur pour la RDC », le professeur Achille Bundjoko Iyolo présente cette cité comme une illustration des capacités de développement de la République démocratique du Congo et appelle les Congolais à adopter une vision plus optimiste de l’avenir du pays.
S’appuyant sur les réalisations mises en lumière lors de la récente visite du président de la République, ce docteur en sciences de l’information et de la communication estime que les infrastructures modernes érigées à Kanyama Kasese témoignent d’une dynamique de transformation qu’il convient de reconnaître.

Selon lui, « les images de transformation radicale, des infrastructures modernes sorties de terre ont circulé, et les médias nous ont fait part des réalisations multiples ».
Par ailleurs, il déplore que le débat public soit davantage centré sur les insuffisances que sur les avancées enregistrées.
À cet effet, il cite une réflexion de l’ancien ministre belge André Flahaut, selon laquelle « en Belgique comme au Congo, on voit toujours ce qui ne va pas et on ne met pas l’accent sur ce qui va bien ».
Le professeur Achille Bundjoko Iyolo dénonce ainsi ce qu’il qualifie de « détestisme », d’autoflagellation, d’aplaventrisme et de « criticisme béant » de certains Congolais, qu’il considère comme des freins à l’émergence d’une conscience nationale tournée vers le progrès.

Pour étayer son argumentaire, il s’appuie sur plusieurs références historiques, philosophiques et littéraires. Il évoque notamment le discours prononcé par Ronald Reagan devant le Congrès américain le 28 avril 1981, reprenant les mots du poète Carl Sandburg : « The republic is a dream. Nothing happens unless dream » (« La République est un rêve. Rien ne se produit qui n’ait d’abord été un rêve »). Il cite également Gabriel García Márquez, Romain Gary, Ernest Renan, l’apôtre Jean ainsi que René Descartes pour rappeler que les grandes nations se bâtissent autour d’une vision et d’un idéal partagé.
Signalons que le professeur Bundjoko Iyolo a invité les Congolais à croire davantage au potentiel de leur pays et à persévérer.
En outre, il a rappelé cette promesse du chef de l’État congolais: « Tout est possible à celui qui rêve, ose et n’abandonne pas. D’ici la fin de mon mandat, vous allez voir un Congo nouveau, un Congo fort, un Congo puissant, un Congo qui va parler de l’Afrique à travers le monde entier. Peuple congolais, les ténèbres ne règneront pas toujours. »
La Rédaction



