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La ville de Bunia traverse une étape sombre de son histoire depuis la déclaration officielle de l’épidémie à virus Ebola, qui continue de faire des morts à chaque instant.

Si le confinement était l’une des solutions pour éradiquer la Covid-19, l’observation des mesures barrières et le lavage régulier des mains seraient, sans le moindre doute, une piste de solution pour stopper la chaîne de contamination. Mais, fort malheureusement, les décisions prises par les autorités provinciales se sont limitées à leurs bureaux climatisés.

Alors que la chaîne de contamination s’accélère et que le nombre de morts ne cesse d’augmenter, les églises, les écoles, les buvettes, les lieux de fête et les universités continuent de faire le plein, sans que les responsables concernés ne se rendent compte de l’ampleur et de la gravité de cette épidémie à réactivité très rapide, selon les experts.

En effet, dans une décision prise par le gouverneur militaire sortant de l’Ituri, les réunions rassemblant au moins 50 personnes étaient interdites afin de stopper la chaîne de contamination d’un virus Ebola apparu sous une souche différente de celle du Zaïre. Mais malgré cette décision, une négligence notoire et un laisser-faire de la part des autorités provinciales ont été observés dans son exécution, ce qui a pour conséquence une propagation rapide du virus Ebola.

Cependant, la situation s’aggrave, le nombre de morts augmente, la peur s’installe au sein de la population et la cacophonie sème désormais la panique. Tout devient ingérable.

En somme, au regard de ce qui précède, plusieurs experts et observateurs appellent au confinement de la ville de Bunia et à la suspension de toutes ses activités afin de stopper la mobilité de la population. Selon eux, cette propagation de l’épidémie est le résultat non seulement de la désinformation, mais aussi de la mobilité de la population, qui continue de se réunir dans les multiples lieux précités sans aucune crainte d’être contaminée.

Patrick Ndibu Van.

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