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Alors que l’opposition congolaise a décrété une journée « ville morte » ce mercredi 3 juin pour protester contre le projet de révision constitutionnelle, la ministre déléguée en charge des Personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables, Me Irène Esambo Diata, appelle les personnes handicapées à poursuivre normalement leurs activités professionnelles et économiques.

Dans un message adressé aux agents et cadres de l’Administration générale des Personnes vivant avec handicap, la ministre a rappelé que la journée du 3 juin demeure une journée ouvrable sur toute l’étendue de la République démocratique du Congo.

« Il y a beaucoup à faire. Les réunions prévues se tiendront comme d’habitude. Le 3 juin n’est pas un jour férié, mais une journée de travail », a-t-elle déclaré, invitant les agents de son secteur à répondre présents à leurs postes.

Le même appel a été lancé aux personnes handicapées évoluant dans le secteur informel. Selon la ministre, le travail reste la principale source de subsistance et ne saurait être interrompu par une initiative politique qui ne concerne pas directement le secteur du handicap.

« Nous avons besoin de vivre et, pour vivre, il faut travailler. Allez à vos occupations comme vous le faites habituellement », a-t-elle insisté.

Me Irène Esambo a également souligné le caractère apolitique du secteur du handicap, affirmant que celui-ci demeure engagé dans la vision de développement portée par le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

Selon elle, les avancées enregistrées en faveur des personnes vivant avec handicap au cours des dernières années témoignent d’une volonté politique sans précédent en leur faveur.

« Aucun régime précédent n’a accordé autant d’attention aux personnes handicapées. Le président Félix Tshisekedi les a sorties de l’oubli et leur a redonné une place dans les politiques publiques », a-t-elle affirmé.

La ministre a ainsi exhorté les personnes vivant avec handicap de toutes les provinces du pays à vaquer librement à leurs occupations professionnelles, commerciales et sociales.

Pour elle, l’appel à la ville morte ne concerne ni les agents du Secrétariat général aux PVH-APV ni les milliers de personnes handicapées qui exercent quotidiennement leurs activités dans l’économie informelle.

« Nous sommes des travailleurs et nous vivons de notre travail. Nous ne pouvons pas rester à la maison. Le Congo est en construction et nous voulons apporter notre contribution à son développement », a conclu Me Irène Esambo Diata.

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