Les travaux de construction du nouveau bac destiné à faciliter la traversée de la rivière Aruwimi, dans le territoire de Banalia, province de la Tshopo, sont à l’arrêt depuis la fin du mois de juin. Cette interruption provoque d’importantes perturbations de la circulation et laisse plus de 40 camions-citernes immobilisés dans le chef-lieu du territoire.
L’alerte a été lancée lundi 10 août 2026 par la Nouvelle Société civile congolaise (NSCC), qui appelle les autorités compétentes à intervenir rapidement afin de débloquer la situation.
« L’arrêt, depuis fin juin, des travaux de construction du nouveau bac sur la rivière Aruwimi a entraîné le blocage de plus de 40 camions-citernes dans le chef-lieu du territoire de Banalia », a déclaré Prince Yongo, coordonnateur territorial de la NSCC à Banalia.
Des dizaines de camions immobilisés
Selon la Société civile, le stationnement prolongé des véhicules lourds dans plusieurs endroits stratégiques de Banalia complique considérablement la circulation. La situation est particulièrement préoccupante pour les motocyclistes et les piétons, contraints de se frayer un passage à proximité de ces poids lourds immobilisés. La concentration de ces véhicules augmente ainsi les risques d’accidents et accentue les difficultés de mobilité dans le chef-lieu du territoire.
Au-delà de la question de la circulation, l’immobilisation de ces camions-citernes pourrait également avoir des répercussions sur l’approvisionnement et l’acheminement des produits dans cette partie de la Tshopo, si la situation venait à se prolonger.
Face à cette situation, la Nouvelle Société civile congolaise sollicite l’implication urgente des autorités nationales et provinciales afin de trouver une solution au problème et de permettre la reprise des travaux. L’enjeu dépasse désormais le seul cadre du chantier : la remise en service effective de cet ouvrage est devenue une question de mobilité, de sécurité routière et de fluidité des échanges pour les populations de Banalia.
La Société civile estime qu’une intervention rapide permettrait non seulement de désengorger les principaux axes concernés, mais également de réduire les risques auxquels sont exposés quotidiennement les usagers de la route. À ce stade, les raisons précises de l’arrêt des travaux ainsi que la date envisagée pour leur reprise n’ont pas été précisées dans les informations disponibles.
Pour les habitants de Banalia, l’attente est désormais celle d’une réponse concrète des autorités et d’un déblocage rapide de ce chantier stratégique.
Philippe Dephill Lipo



