Le premier vice-président de l’Assemblée nationale, l’honorable Isaac J.C. TSHILUMBAYI, a lancé, ce lundi 28 septembre 2026, l’atelier consacré au renforcement des capacités des élus en matière de législation sensible au genre. La cérémonie s’est tenue dans la salle des banquets du Palais du Peuple.
Dans son allocution, l’honorable Isaac J.C. TSHILUMBAYI a salué cette initiative, qui vise à doter les élus du peuple des outils nécessaires à la promotion et à la défense des droits des femmes. Il a également rendu hommage au chef de l’État, Félix-Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, champion de la masculinité positive.

Pendant trois jours, soit du 28 au 30 septembre 2026, les parlementaires seront notamment outillés sur les thématiques suivantes :
- La maîtrise des instruments juridiques et des concepts relatifs aux droits humains et à l’égalité ;
- La déconstruction des stéréotypes liés au genre et la clarification de certains concepts techniques, notamment l’égalité d’accès, l’égalité des résultats et l’intersectionnalité ;
- La vulgarisation, auprès des législateurs, des obligations contraignantes de la RDC découlant de la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) et du Protocole de Maputo ;
- L’appropriation des techniques législatives sensibles au genre afin de renforcer la prise en compte de l’égalité dans les processus normatifs ;
- L’acquisition d’une méthodologie rigoureuse permettant d’auditer les projets et propositions de loi. Les députés devront notamment être capables d’identifier les barrières juridiques directes ou indirectes et de proposer des amendements correctifs intégrant la dimension genre ;
- Le renforcement des capacités des députés à analyser les documents budgétaires, notamment les projets de loi de finances et les rapports d’exécution, sous l’angle du genre, ainsi qu’à exiger des ministères sectoriels des indicateurs de performance désagrégés par sexe lors des défenses budgétaires.
Prenant également la parole, la présidente du Réseau des femmes parlementaires (REFEP), Antoinette N’SAMBA KALAMBAYI, a révélé que cet atelier permettra également de mieux outiller les femmes parlementaires afin qu’elles puissent défendre les thématiques liées au genre dans les grandes rencontres politiques, notamment lors des dialogues politiques.
Le représentant du ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant, empêché, Matthieu KITANGA, conseiller juridique au sein de ce ministère, a, pour sa part, appelé à faire du genre un véritable outil de gouvernance et de justice sociale.

Il a également mis en avant les initiatives engagées en faveur du leadership féminin et de la participation des femmes à la gouvernance.
Pour lui, une législation sensible au genre ne signifie pas une législation au service d’une catégorie au détriment de l’autre. Elle traduit plutôt la volonté d’élaborer des textes légaux justes, qui prennent en compte les réalités et les droits des deux genres, hommes comme femmes.

Organisé par le Réseau des femmes parlementaires (REFEP), en partenariat avec ONU Femmes et le PNUD, cet atelier de trois jours constitue également un cadre d’appropriation, par les femmes parlementaires, des instruments juridiques internationaux susceptibles de contribuer à l’évolution de la législation congolaise en matière d’égalité entre les femmes et les hommes.
CELCOM AN



