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« La réfraction autour des bâtisseurs sur l’assainissement de la ville de Kinshasa. Une guerre auto-administrée. »

De Kinshasa La Belle à Kinshasa La Poubelle vers un retour à Kinshasa La Belle rencontre réfraction, une certaine résistance qui se construit autour de plusieurs couches sociales. Un artiste-musicien, JB Mpiana, avait donné une description de cette descente en enfer de la ville de Kinshasa qualifiée de « Sodome et Gomorrhe ». Ceux des africains qui veulent humilier les congolais parlent de la RDC en termes de « RDéchets », « terminé d’abord votre guerre », etc. Il s’agit des stigmates, des stéréotypes disqualifiant que la RDC dégage. L’insalubrité devient un dispositif de jauge de l’efficacité et un argument de disqualification et délégitimation offert gratuitement comme arme destruction massive.

Dès l’annonce de la constitution de la Task force d’assainissement de Kinshasa et l’arrivée de quatre mille (4000) « bâtisseurs » en provenance de Kanyama Kasese, la montée en puissance de l’hostilité, de la réfraction a commencé.

Cette attitude a commencé par l’opposition politique sous la plume d’Olivier Kamitatu. Pour lui, il s’agissait d’une se « milice » devant appuyer les « forces du Progrès » pour contrer les manifestations hostiles au pouvoir.

Le démarrage des travaux d’assainissement de la ville de Kinshasa a engendré un conflit d’intérêt d’intérêt entre les institutions. Et la population s’est fracturée en deux camps opposés, l’un par la convergence pour retrouver Kin la Belle ; et l’autre, par l’instauration d’un procès de divergence et d’affront pour garder le statu quo.

Par cette confrontation s’installe la guerre hybride.

L’insalubrité devient un état, un dispositif une situation de « guerre hybride », surtout une « guerre cognitive » auto-administrée convoquant la vulnérabilité sous plusieurs dimensions.

La guerre cognitive s’attaque aux moyens psychologiques dans les capacités décisionnelles, la réputation, la perception, la fuite de ses partenaires, le moral de ses employés et surtout de ses cadres stratégiques. Elle est informationnelle, liée aux représentations.

Par ailleurs, la guerre cognitive s’attaque à trois cibles dites majeures, notamment les systèmes de croyance, le système de commandement, l’opinion publique.

À ce titre, la guerre cognitive par l’insalubrité s’installe autour de :

  • La destruction de l’image de marque pays et de l’image perçue dégradant considérablement la réputation.
  • La destruction de la cohésion sociale au sein de la population, ce qui permet la pénétration en profondeur de l’ennemi.
  • La perte de la « face » devant les autres par la honte, l’humiliation.
  • L’installation de l’insécurité sanitaire, alimentaire, économique, psychologique, émotionnelle, etc. Et la population devient très vulnérable et atteinte dans son identité, sa personnalité.
  • La mise en place de l’auto-flagellation par la perte de l’estime de soi.
  • La ruine de la confiance envers les institutions autour de l’idée de gouvernance, etc.

L’insalubrité est une guerre qu’on se livre soi-même et s’autodétruisant sans coup de balle de l’ennemi.

Professeur Achille BUNDJOKO Iyolo

Docteur en Sciences de l’Information et de la Communication

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