La République démocratique du Congo et la France ont signé vendredi un accord lançant un projet de 1,3 million d’euros destiné à faciliter l’accès à la justice des victimes de violences sexuelles liées aux conflits. L’information a été communiquée par le ministère congolais de la Justice.
L’accord a été signé à Kinshasa par le ministre congolais de la Justice, Guillaume Ngefa, et son homologue français des Affaires étrangères, en séjour dans la capitale congolaise.
Prise en charge, accompagnement et réparations
Selon le ministère congolais, le projet vise trois objectifs : la prise en charge judiciaire des victimes, leur accompagnement et leur accès effectif aux réparations. Cette dernière dimension est centrale, car de nombreuses victimes de violences sexuelles liées aux conflits peinent à voir leur droit à réparation concrétisé.
Le Fonds national des réparations des victimes (FONAREV) était représenté à la cérémonie de signature, selon les images diffusées. Sa présence laisse penser que le dispositif s’articulera avec les mécanismes nationaux de réparation, mais aucune précision officielle n’a été donnée à ce sujet.
Des points restent à clarifier
Plusieurs éléments essentiels n’ont pas été précisés : la durée du projet, les provinces concernées et l’organisme chargé de sa mise en œuvre. Ces informations seront déterminantes pour mesurer la portée réelle de l’initiative, notamment dans les zones de l’est du pays où les violences sexuelles liées aux conflits sont les plus documentées.
Ce projet intervient alors que la lutte contre l’impunité des auteurs de violences sexuelles reste un enjeu majeur de la justice congolaise.



