Chargement...

globalnewsrdc

Siège national du parti Ecidé. Photo d'illustration

La famille Mpeti engagée au sein de l’opposition politique a été la cible d’une attaque dans la commune de Mont-Ngafula, à Kinshasa, dans un contexte de fortes tensions politiques en République démocratique du Congo. L’attaque, survenue le 18 mars 2024, a visé la résidence familiale, qui servait de cadre à des réunions et à des activités du parti Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (Ecidé), une formation politique d’opposition.

Selon les informations recueillies, des membres de la Force du Progrès, proche du pouvoir, ont pris d’assaut le domicile, saccageant les lieux et agressant plusieurs occupants.

Des blessés lors de l’assaut

Au cours de l’incident, Mme Cathy Maotela Tabu Salufa a été blessée, tandis que son jeune fils, Joyce Bakaly Botwa, a subi une fracture à la jambe.

Les deux victimes ont ensuite été admises dans une structure médicale afin d’y recevoir des soins.

Des accusations contestées par la famille

À en croire des sources familiales, les assaillants accusent cette famille, proche du parti Ecidé, de transmettre des informations à un mouvement rebelle opérant dans l’est du pays.

Ces accusations ont toujours été rejetées par les proches de la famille, qui les jugent infondées.

Des jeunes lors d’une manifestation à Kinshasa, Photo d’illustration.

Un climat de tensions politiques

Il y a lieu de noter que cette attaque s’inscrit dans un climat de crispation politique marqué par des violences et des intimidations visant des personnes considérées comme proches de l’opposition, notamment celles qui s’opposent aux initiatives de révision de la Constitution attribuées à la majorité au pouvoir en République démocratique du Congo.

La famille Mpeti contrainte de fuir

Craignant pour leur sécurité, les membres de la famille ont quitté leur domicile immédiatement après les faits. Depuis lors, ils vivent dans un lieu tenu secret afin d’éviter de nouvelles représailles.

Les répercussions de cette attaque se sont également étendues à la situation économique du foyer. Le principal soutien financier de la famille, le père, a perdu son emploi quelques jours après l’attaque, entraînant une dégradation des conditions de vie.

Une peur toujours présente

Il sied de noter que les membres de cette famille affirment vivre toujours dans une peur permanente, estimant que les accusations portées contre eux visent l’ensemble du foyer et les exposent à de nouvelles persécutions en raison de leurs opinions et de leur engagement politiques en République démocratique du Congo.

La rédaction

Please follow and like us:
Pin Share