Le Ministère des Transports, Voies de Communication et Désenclavement a rendu public, ce mardi, un communiqué officiel sur deux incidents récents survenus sur le fleuve Congo. Le premier est une collision dans la province de l’Équateur, le second un naufrage à Kinshasa. Le ministère annonce des poursuites judiciaires contre les responsables.
Collision dans l’Équateur : deux morts et 35 disparus
Selon le communiqué, la collision a eu lieu le vendredi 2 octobre 2026, vers 2h00 du matin. Elle s’est produite sur le fleuve Congo, à hauteur de 5 Tonneaux, aux environs de Lukolela. Elle a impliqué la baleinière en bois H/B Super Victoire, appartenant à M. Libaba Junior, et la baleinière métallique Dieu se cache, appartenant à M. Ebambe Christophe.
Le bilan provisoire fait état de deux morts, de 35 disparus et de dégâts matériels importants.
Le ministère affirme que les deux unités naviguaient en violation flagrante des mesures gouvernementales : navigation nocturne, absence totale de feux de navigation et défaut de port de gilets de sauvetage. Il précise que la H/B Super Victoire ne transportait que des membres d’équipage.
Le capitaine de la baleinière Dieu se cache a été appréhendé et se trouve aux arrêts. Une plainte a été transmise le 5 octobre au Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Mbandaka. Elle vise les capitaines et les propriétaires des deux embarcations.
Naufrage de la barge Global IV à Kinshasa : un enfant porté disparu
Le second incident a eu lieu le dimanche 4 octobre 2026, vers 13h30, à Nganda Musolo, dans la commune de la N’sele. La barge métallique Global IV, qui faisait partie du convoi du pousseur M/B Global Express (armateur : M. Merali Alukhan), a fait naufrage. Un enfant est porté disparu et les dégâts matériels sont importants.
D’après le ministère, le capitaine a perdu le contrôle de l’unité lors de la manœuvre d’accostage, l’hélice ayant été bloquée par des herbes flottantes. Il a été arrêté par la police locale et mis à la disposition du Parquet. Une plainte officielle a été déposée le 5 octobre auprès du Procureur de la République près le Tribunal de Grande Instance de Kinkole, à l’encontre du capitaine et du propriétaire.
Le ministère réitère son « intransigeance absolue »
Le ministère rappelle que les commissaires fluviaux, représentants de l’autorité de l’État, portent une responsabilité directe dans le contrôle et la rigueur de la navigation. Les propriétaires d’unités flottantes répondront, eux, pénalement et civilement de toute défaillance mettant en danger les usagers.
Quatre mesures sont rappelées avec fermeté :
- le port obligatoire du gilet de sauvetage pour tous les passagers et membres d’équipage ;
- l’interdiction formelle de naviguer de nuit, sauf autorisation spéciale délivrée par les autorités compétentes ;
- le respect strict du tonnage légal autorisé pour chaque embarcation ;
- l’interdiction d’embarquer dans des ports non officiels ou non reconnus par l’autorité fluviale.
La rédaction



