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(FILES) US Vice President Kamala Harris speaks after visiting a vaccine mobilization event at the Phillis Wheatley Community Center in Greenville, South Carolina on June 14, 2021. Joe Biden on July 21, 2024 dropped out of the US presidential election and endorsed Vice President Kamala Harris as the Democratic Party's new nominee, in a stunning move that upends an already extraordinary 2024 race for the White House. Biden, 81, said he was acting in the "best interest of my party and the country" by bowing to weeks of pressure after a disastrous June debate against Donald Trump stoked worries about his age and mental fitness. (Photo by MANDEL NGAN / AFP)

La récente annonce de Joe Biden de se retirer de la course présidentielle a bouleversé le paysage politique américain.

Avec le retrait du président en titre, Kamala Harris s’affirme désormais comme la figure centrale du Parti démocrate. En tant que vice-présidente sortante, elle pourrait se retrouver face à Donald Trump en novembre, et si elle remporte la victoire, elle deviendrait la première femme présidente des États-Unis.

Barbara Perry, Professeur d’études présidentielles au Miller Center de l’Université de Virginie, évoque les accomplissements remarquables de Harris. « Elle a brisé les barrières pour devenir la première femme de couleur à occuper le poste de vice-présidente. Ce sont des caractéristiques intéressantes pour un grand parti. Elle est certainement beaucoup plus jeune que l’actuel président ou l’actuel candidat à la présidence des Républicains. À 59 ans, elle est très jeune, elle a de l’énergie et elle est pétillante », souligne Perry.

Malgré cette position avantageuse, la route vers la nomination démocrate n’est pas encore complètement dégagée. Certains membres du parti appellent à une “mini primaire” pour envisager d’autres candidats avant la convention démocrate prévue du 19 au 22 août.

Selon Barbara Perry, le genre pourrait représenter un obstacle majeur pour Kamala Harris. « Il y aura des défis dans ce pays concernant le genre. Je pense que le genre constitue désormais un obstacle plus important que la couleur, puisque cette dernière barrière a été franchie par Barack Obama. Mais je sais qu’aux États-Unis, nous n’avons eu que des présidents masculins. Même en remontant à notre premier président, le père de notre pays, George Washington, ce modèle masculin et paternel persiste. J’espère que les États-Unis parviendront à surmonter cette situation afin d’élargir les candidats éligibles et gagnants à la présidence des États-Unis. C’est une fonction trop importante pour exclure la moitié de la population américaine », ajoute-t-elle.

Bien que Kamala Harris soit bien placée pour succéder à Joe Biden, sa candidature devra être officialisée par le vote des délégués démocrates lors de la convention du parti. La question reste donc ouverte : les États-Unis sont-ils prêts pour une femme présidente ? La réponse pourrait se dessiner dans les semaines à venir.

(Avec AP)

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