L’Association Congolaise des Femmes Journalistes de la Presse Écrite (ACOFEPE) a exprimé sa profonde consternation à la suite du décès de Mme Lutay Kanza, survenu le 17 février 2026 à Bruxelles, en Belgique. Dans un communiqué rendu public à Kinshasa le 24 février 2026, l’organisation rend un vibrant hommage à celle qu’elle considère comme une figure emblématique du journalisme écrit en République démocratique du Congo.
Selon l’ACOFEPE, le parcours professionnel de Lutay Kanza a marqué plusieurs générations de femmes journalistes et contribué à renforcer la présence féminine dans la presse imprimée congolaise. En reconnaissance de son engagement et de son influence, l’association avait baptisé l’une de ses distinctions majeures à son nom : le « Trophée Lutay Kanza », destiné à récompenser des femmes pionnières totalisant plus de 25 ans de carrière dans la presse écrite.
Le premier prix de ce trophée avait été décerné le 20 juillet 2018 à sept femmes journalistes évoluant dans différents journaux de la capitale, lors d’une cérémonie organisée au Centre Wallonie-Bruxelles à Kinshasa. À cette occasion, Lutay Kanza avait honoré l’événement de sa présence et reçu un diplôme de mérite d’excellence des mains du professeur Jean-Chrétien Ekambo.
Née en 1942, Lutay Kanza fut l’une des premières femmes à lancer, en 1971, le magazine « Optique Féminine », rebaptisé « Bibi » en 1972 dans le contexte de la politique de retour à l’authenticité. À travers cette publication, elle s’était distinguée par un traitement engagé et éclairé des questions liées au genre, ouvrant la voie à une presse féminine plus affirmée et consciente des enjeux sociétaux.
Elle a également exercé comme speakerine à l’Office zaïrois de radiodiffusion-télévision (OZRT), aujourd’hui Radio-Télévision nationale congolaise, participant ainsi au développement de la radiotélévision nationale.
En cette circonstance douloureuse, l’ACOFEPE s’incline devant la mémoire de cette pionnière et adresse ses condoléances les plus sincères à sa famille, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté journalistique congolaise.



