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À travers un communiqué de presse conjoint rendu public par la VSV (Voix des Sans Voix pour les Droits de l’Homme), depuis jeudi 1er octobre 2026, à l’occasion de la Journée internationale de la paix, les organisations membres du réseau Service Civil pour la Paix (SCP-RDC) de Pain pour le Monde ont lancé un cri d’alarme face à la détérioration dramatique de la situation sécuritaire et humanitaire dans la partie Est de la République démocratique du Congo.

Ces organisations rappellent que, malgré la signature de l’Accord de paix entre le Rwanda et la RDC à Washington en juin 2025 et de l’Accord-cadre de Doha de novembre 2025 entre le gouvernement de la RDC et l’AFC/M23, les engagements de cessez-le-feu peinent à se matérialiser sur le terrain.

« Les affrontements opposant les FARDC à la coalition rebelle AFC/M23, soutenue par l’armée rwandaise, ainsi que l’activisme d’autres groupes armés, continuent de provoquer de graves violations et atteintes aux droits humains et le déplacement de milliers de personnes », peut-on lire dans ce document.

Selon ces organisations, les femmes et les enfants, premières victimes, vivent dans une précarité infra-humaine. De plus, la fermeture des banques et des universités dans les zones occupées asphyxie l’économie locale et entrave l’avenir de la jeunesse.

À cette crise sécuritaire s’ajoute une urgence sanitaire critique, marquée par une nouvelle épidémie d’Ebola, qui sévit depuis plusieurs mois dans la région.

Les conflits armés, la méfiance et la désinformation entravent gravement la riposte médicale.

D’autre part, le réseau SCP-RDC salue les efforts diplomatiques entrepris pour le retour de la paix dans la région, mais dénonce fermement la non-implication de la société civile, notamment des mouvements de femmes et de jeunes, dans les processus de négociation de Washington et de Doha.

« Comment construire une paix effective et durable en ignorant les acteurs de terrain qui vivent et portent cette crise au quotidien ? », s’interrogent ces organisations membres du réseau.

Pour mettre fin aux souffrances indicibles des populations de l’Est, le réseau appelle les autorités congolaises et la communauté internationale à passer urgemment des promesses diplomatiques aux actions concrètes sur le terrain.

Il exige, en outre :

  • le respect effectif et immédiat du cessez-le-feu par toutes les parties en conflit ;
  • l’inclusion obligatoire de la société civile dans tous les mécanismes nationaux et internationaux de rétablissement de la paix ;
  • la tenue d’un dialogue inclusif national destiné à fédérer toutes les forces vives du pays pour répondre efficacement aux menaces contre l’intégrité territoriale.

José Wak

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