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Le dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi s’est invité au cœur du discours d’ouverture de la session ordinaire de septembre à l’Assemblée nationale. Ce mardi 15 septembre, au Palais du Peuple, le président de la Chambre basse, Aimé Boji Sangara, a appelé à privilégier la cohésion nationale tout en rejetant toute forme de légitimation de la violence.

Devant les députés nationaux, Aimé Boji a estimé que les divergences politiques ne devraient pas se transformer en affrontement contre la République.

« Bien que la démocratie nous donne le droit de nous opposer, la patrie nous interdit de nous déchirer », a-t-il déclaré, appelant à faire de l’unité et de la cohésion nationale une « exigence patriotique supérieure ».

Revenant sur l’annonce du dialogue national faite le 27 août dernier par Félix Tshisekedi, le président de l’Assemblée nationale a rappelé que la RDC a déjà connu plusieurs processus de dialogue, de la Table ronde de Bruxelles de 1960 au dialogue de la Saint-Sylvestre de 2016, en passant par la Conférence nationale souveraine de 1991-1992.

Mais ces expériences, a-t-il relevé, n’ont pas permis d’installer une stabilité durable. Pour Aimé Boji, le prochain dialogue devra donc s’attaquer aux causes profondes des crises et déboucher sur des engagements suivis d’effets.

Le président de l’Assemblée nationale a surtout fixé une limite sur la participation des acteurs armés au processus.

« Le dialogue ne saurait être un moyen de légitimer la violence ou de récompenser ceux qui prennent les armes contre la République », a-t-il lancé.

Il a également rejeté toute assimilation entre les acteurs ayant choisi la voie pacifique et ceux qui continuent de recourir à la menace armée.

« Le dialogue n’est pas une reddition. La recherche de la paix n’est pas une capitulation », a insisté Aimé Boji.

Pour le speaker de la Chambre basse, le processus doit se dérouler dans le respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et des institutions de la République.

Dans son intervention, Aimé Boji a aussi appelé les confessions religieuses, notamment l’Église catholique et l’Église protestante, à accompagner le processus de recherche d’un consensus national.

Il leur demande de contribuer à un climat d’« apaisement, de vérité et de réconciliation », au nom de l’intérêt supérieur de la nation.

S’adressant aux partenaires internationaux, le président de l’Assemblée nationale a appelé à un accompagnement du processus tout en insistant sur son caractère souverain.

« Le dialogue national initié par le chef de l’État est avant tout une initiative congolaise qui doit être conduite par les Congolais et dans le respect de notre souveraineté », a-t-il souligné.

Eldad B.

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