Une baleinière fait naufrage entre Kisangani et LokutuAvant même que les recherches ne livrent leur verdict, l’angoisse s’est déjà installée dans de nombreuses familles.
Dans la soirée du 6 août, une baleinière assurant la liaison entre Kisangani et Lokutu a fait naufrage à proximité de Linoko, sur le fleuve Congo, dans la province de la Tshopo. À cette heure, aucun bilan officiel n’a été communiqué. Toutefois, plusieurs passagers seraient portés disparus, tandis que les opérations de recherche se poursuivent dans l’espoir de retrouver des survivants.
Ce nouveau drame rappelle, avec une douloureuse brutalité, la fragilité du transport fluvial en République démocratique du Congo. Pour des milliers de citoyens, le fleuve demeure le principal, voire l’unique, moyen de déplacement.
Pourtant, la vétusté de nombreuses embarcations, les surcharges répétées et le non-respect des règles élémentaires de navigation continuent d’exposer des vies humaines à un danger permanent.
Pendant que des familles vivent dans l’attente, entre espoir et désespoir, les appels se multiplient pour que les autorités renforcent les contrôles, modernisent les infrastructures fluviales et imposent des normes de sécurité rigoureuses.
Car chaque naufrage est bien plus qu’un accident : c’est une tragédie humaine qui laisse derrière elle des parents sans nouvelles, des enfants orphelins et des communautés profondément meurtries.
Philippe Dephill Lipo



