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Réunies à Kinshasa à l’initiative de la ministre déléguée en charge des Personnes vivant avec handicap et autres personnes vulnérables, Me Irène Esambo Diata, les différentes catégories de personnes handicapées participent activement à la réflexion nationale sur le changement de la Constitution en République démocratique du Congo.

À travers des travaux en commissions organisés du 16 au 18 juin, les représentants des personnes handicapées examinent les dispositions constitutionnelles qu’ils estiment contraires aux principes consacrés par la Convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées. L’objectif est de formuler des propositions concrètes d’amendement afin que leurs préoccupations soient pleinement prises en compte dans la future Loi fondamentale.

Parmi les principales revendications figurent la séparation du statut des personnes handicapées de celui des personnes du troisième âge prévu à l’article 49 de la Constitution, la reconnaissance de la langue des signes comme cinquième langue nationale, l’intégration du principe des aménagements raisonnables, la cooptation des personnes handicapées dans certaines instances de prise de décision, ainsi que la gratuité effective de l’enseignement de base tenant compte de l’enseignement spécialisé pour les élèves ou enfants handicapés.

Les participants plaident également pour l’adoption de la terminologie « personne handicapée » dans la Constitution et dans l’ensemble des textes légaux de la République, conformément aux standards internationaux, dont ceux de la Convention internationale relative aux droits des personnes handicapées.

Effectuant personnellement la ronde des différentes commissions, Me Irène Esambo Diata veille à ce que les aspirations des personnes handicapées soient clairement exprimées et consolidées dans un document unique. Cette contribution sera transmise au secrétaire permanent de l’Union sacrée de la Nation, André Mbata, dans le cadre du processus national de réforme constitutionnelle.

À l’issue de cette phase technique, les Organisations des personnes handicapées entendent lancer une vaste campagne de plaidoyer auprès des institutions nationales et des partenaires internationaux afin de promouvoir une participation effective et une meilleure prise en compte de leurs droits dans la future architecture institutionnelle du pays.

Signalons que, pour les participants, cette réforme représente une opportunité historique de corriger les injustices dénoncées depuis plusieurs années et de bâtir une Constitution plus inclusive, respectueuse des droits et de la dignité de tous les citoyens congolais.

Cellcom Min PVH-APV

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