La Société nationale d’électricité (SNEL) a annoncé un délestage de cinq jours à Kisangani, à partir du dimanche 9 février, en raison de travaux de maintenance sur l’unique turbine encore en service à la centrale hydroélectrique de la Tshopo.
Une panne nécessitant un arrêt immédiat
Lors d’un point de presse, Jean-Claude Liandja, directeur technique de la SNEL/Kisangani, a expliqué que l’unique groupe fonctionnel présente un problème critique nécessitant une intervention urgente. « Il tourne avec un problème qui exige impérativement son arrêt pour une intervention », a-t-il déclaré.
Le problème se situe au niveau du radiateur chargé de refroidir l’huile qui alimente la pivoterie et le palier supérieur de la turbine. L’eau commence à s’infiltrer dans l’huile, entraînant une pollution et un frottement anormal. Si cette situation perdure, elle pourrait provoquer un grippage de la machine et une panne plus grave.
Une ville privée d’électricité, sauf dans des zones stratégiques
Pendant ces cinq jours de maintenance, la ville de Kisangani sera largement privée d’électricité. Toutefois, certains sites stratégiques seront alimentés par des groupes électrogènes installés dans les sous-stations de la SNEL.
Malgré cette annonce, la population boyomaise reste peu surprise et résignée. Depuis des années, la vétusté de la centrale hydroélectrique de la Tshopo, âgée de plus de 60 ans, entraîne des pannes et des délestages fréquents.
Une situation énergétique critique
La centrale de la Tshopo dispose de trois turbines, mais l’une est totalement hors service. La deuxième, en réparation, pourrait être remise en marche vers mai ou juin prochain. Quant au groupe actuellement en maintenance, il devrait, après réhabilitation, produire seulement 5 mégawatts, alors que la demande de la ville dépasse les 40 mégawatts.
Malgré ces défis, la SNEL se veut rassurante. « Nous avons tout ce qu’il faut pour les travaux, y compris des pièces de rechange. La pièce endommagée dispose de deux pièces de réserve », a affirmé Jean-Claude Liandja.
Le délestage a débuté hier dimanche à 9 h et devrait durer jusqu’à la fin des réparations. Reste à savoir si la turbine pourra être remise en service dans les délais annoncés.




