À force de crier depuis plusieurs mois, voire des années, la solution semble enfin en passe d’être trouvée dans le dossier de la spoliation du cimetière Mbiyo, situé dans la commune de Mbunya, quartier Bankoko, une affaire qui fait couler beaucoup d’encre et de salive.
Alors que la tradition africaine a toujours voulu que les morts reposent en paix et qu’un respect digne leur soit accordé, la ville de Bunia fait face à ce que l’on peut qualifier d’insolite, voire d’abomination. En effet, il a été constaté que certaines parties du cimetière Mbiyo sont vendues à des particuliers, semble-t-il sous l’ordre du Bourgmestre de la commune, du chef dudit quartier et de l’ancien chef de l’avenue Balele, comme l’a révélé la descente effectuée ce 24 juillet 2025 par le substitut du procureur de la République.
Lors de cette descente, réalisée dans l’après-midi de ce vendredi en présence de toutes les parties impliquées dans le conflit ainsi que des autorités locales, plusieurs révélations ont été faites par l’ex-chef de l’avenue Balele, à la grande surprise du public, mobilisé depuis plusieurs mois pour défendre cette cause.
À en croire M. Justin, ex-chef de l’avenue Balele, toutes les parcelles vendues l’auraient été sur ordre de la hiérarchie, dans le but de faciliter la construction du bureau du cimetière. Il a également affirmé que certaines autres parcelles avaient été attribuées à des agents communaux proches du Bourgmestre, une allégation confirmée sur place.
Par ailleurs, l’autorité communale a reconnu avoir donné l’autorisation au chef d’avenue de vendre certaines portions de terre, tout en rejetant catégoriquement d’autres accusations portées contre sa personne par l’ancien chef de l’avenue Balele.
Il convient de rappeler que cette descente intervient après une forte pression exercée par la jeunesse sur les autorités compétentes, dans l’espoir de mettre fin à cette mésaventure qui dure depuis trop longtemps, au point de faire “parler les sourds-muets”, avant que le substitut du procureur ne promette de rédiger son rapport en toute impartialité.
Affaire à suivre.
Patrick Ndibu Van



