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Vivre à Bunia n’est plus une joie, contrairement à ce que peuvent espérer ceux qui viennent d’ailleurs. Le chef-lieu de la province de l’Ituri serait transformé en abattoir d’hommes par quelques éléments des forces de sécurité, qui tamponnent avec des jeeps et tuent par armes la paisible population civile.

Malgré la montée au créneau de plusieurs voix qui se sont levées pour condamner les crimes commis par les forces de sécurité entre samedi et dimanche derniers, cela n’a pas empêché la commission d’une fusillade hier soir dans un bistrot situé au quartier Yambi Yaya, vers le rond-point Zéro, à quelques mètres de l’hôtel Tendera, dans la commune de Mbunya, en plein centre-ville.

Selon les premiers témoignages recueillis sur le lieu du crime, cette fusillade aurait été commise par un policier en état d’ivresse, qui sillonnait le quartier peu avant le meurtre. Ce dernier a coûté la vie à trois personnes, dont une femme et deux hommes. À cela s’ajoutent quatorze personnes blessées par balle.

Mais à en croire les autorités de la ville, les enquêtes menées révèlent que la fusillade serait l’œuvre d’un groupe de trois civils armés, arrivés sur les lieux à moto et ayant tiré à bout portant sur les clients de ce bistrot avant l’intervention d’une quelconque force de sécurité.

Alors que les gens fuient l’insécurité causée par les groupes armés dans les territoires pour venir vivre à Bunia, le taux de criminalité dans la ville ne fait qu’augmenter de jour en jour, sans que les autorités militaires de l’état de siège ne prennent des mesures pour anéantir ces dérives.

Il sied de rappeler qu’en l’espace de cinq jours, la ville de Bunia a vu plusieurs civils être abattus ou tamponnés par les forces de sécurité, soit la nuit, soit pendant la journée, sous l’impuissance des autorités.

Affaire à suivre.

Patrick Ndibu Van

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